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 « Le souvenir est le parfum de l'âme » - George Sand

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MessageSujet: « Le souvenir est le parfum de l'âme » - George Sand   Mer 12 Nov - 18:29




    Mascha Van Tassel

    Sixième année & Seize ans




    « Les anges ont eux aussi leurs diables,
    et les diables leurs anges. »



    Au soleil je ressens
    Ce qu'espèrent les Vélanes
    Qui remontent après cent
    Sur les vagues océanes

    Elles s'allongent sous le vent
    Pour assécher leurs peines
    Et leurs longues queues d'argent
    Que les rochers malmènent

    Leurs rayons sagement
    Épongent dans mes veines
    Toutes les traces de tourments
    De douleurs anciennes

    Peu à peu mon sang
    Voulant une vie moins vaine
    S'écoule plus calmement
    Comme celui des Sirènes
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MessageSujet: Re: « Le souvenir est le parfum de l'âme » - George Sand   Mer 12 Nov - 18:36




    Chapitre I.



    « Pleurez les hommes à leur naissance, et non pas à leur mort. » Montesquieux

    Il était une fois, au coeur du Royaume des Angles, deux Nobles tout à fait respectables. Fenrir Van Tassel et Clarissa Haunt étaient deux jeunes gens qui se fréquentaient depuis leur première année à la fameuse école de sorcellerie française Beauxbâtons. Une fois leurs brillantes études achevées, Fenrir et Clarissa décidèrent de s'unir. Pour le meilleur et peut-être pour le pire, leurs épousailles se concrétisèrent peu après l'intégration des époux au Ministère de la Magie.

    Le début d'un mariage est toujours dans les tons rose bonbon, ici il fut plutôt bleu bébé. Kieren, c'est ainsi qu'ils baptisèrent neuf mois plus tard le merveilleux présent que Dame Cigogne eut la joie de leur apporter : Un poupon qu'ils couvrirent de tout l'amour qu'ils eurent à donner.

    Une année s'écoula et suite à une mission officielle d'observation Moldue attribuée à Fenrir, les Van Tassel se retrouvèrent contraints de déménager. Ils quittèrent, à regret, leur pays pour une contrée peut-être pas si inconnue : La France. Il aurait été fabuleux de se retrouver en sa Capitale, la somptueuse Ville Lumière... Mais alors cette histoire perdrait tout son sens, puisque, entendons-nous bien : Il n'y a pas de Vélane au beau milieu de la Seine, ou du moins, à cette époque, il n'y en avait pas encore. C'est en Bretagne, comme bon nombre d'autres Anglais, qu'ils trouvèrent un logis. Un phare à l'abandon qu'ils rénovèrent du sol au plafond de ce style typiquement anglo-saxon qu'ils appréciaient tant. Le Finistère, ou le bout du monde, leur disait-on. Là où les rayons de l'Astre Soleil, si précieux puisque si rares, étaient sans cesse convoités, mais jamais véritablement présents.

    Derrière chaque grand nom se cache de terribles secrets. Que pensez-vous que les Van Tassel aient de si contraignant qu'il faille le garder à tout prix le garder pour eux ? Leur intolérance marquée envers les êtres inférieurs que son les moldus ? Non, cela n'était là un mystère pour personne. Leur secret était bien plus ambigu, compliqué. Selon la mythologie hybride, il existe de nombreuses femmes peuplant les eaux du monde que l'on appelle plus communément Vélanes. Il est probable que l'enfant qui arriva sur le rivage un soir d'été fut le fruit de l'une d'entre elles.

    Monsieur Van Tassel était connu pour être un coureur de jupons avisé. Il avait d'innombrables maîtresses, de tous milieux, de toutes classes sociales. De la boulangère en passant par le Maire de la commune : Elles y passaient toutes, sans exception. Comme tous les mercredi soir il avait rendez-vous avec sa bonne, Louise, sur la côte Est de la plage, mais elle se trouva absente cette nuit-là. Seuls ses vêtements gisaient sur le sable blanc, couvrant à sa plus grande surprise un panier d'algues contenant un bébé bien bruyant. Fenrir leva les yeux alors qu'une immense queue de poisson disparaissait dans les profondeurs de l'Océan et que dans le ciel on pouvait lire ce qui s'écrivait en lettres de feu, « Morsmordre », la marque des ténèbres. Louise ne reviendrait plus. Et cette petite chose innocente aux yeux si bleus et aux cheveux si blonds qui ne lui était pas si inconnue ne pouvait rester abandonnée : Il l'enmena avec lui.

    Clarissa ne fit aucun commentaire en voyant arriver son mari avec dans les bras un nouveau né : Elle savait déjà qu'à force d'aller en voir d'autres, il en mettrait bien enceintes quelques unes et qu'il devrait s'occuper un beau jour d'une de ses progénitures. Elle qui voulait depuis toujours une fille y trouva en quelque sorte son compte, puisqu'elle décida de s'en occuper comme l'aurait fait sa génitrice. Elle lui donna aussi bien le sein qu'elle le donnait à Kieren, et elle lui chanta autant de berceuses qu'elle le lui en chantait.

    Au fil du temps elle s'ennuyait de la pluie, et les odeurs marines l'écoeuraient tout autant que son homme qui passait plus de temps aux bras des Dames qu'à s'occuper d'elle et des enfants. Il rentra un jour les vêtements à demi-déchirés, hilare et saoul. La sorcière entra dans une colère noire qui la poussa à pointer sur lui sa baguette et à prononcer clairement : « Oubliette! ». Comme la plupart des personnes ayant été victimes de ce sort, Fenrir perdit la mémoire et en devint fou. Il fut envoyé à l'hôpital Sainte Mangouste où il suit encore des traitements spécifiques à son cas.


Dernière édition par Mascha Van Tassel le Mer 12 Nov - 20:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Le souvenir est le parfum de l'âme » - George Sand   Mer 12 Nov - 18:38




    Chapitre II.



    « On ne renie pas son enfance ; on l'enfouit au fond de son coeur, et l'ombre
    portée, l'ombre magique devient un symbole. » Dominique Blondeau

    Avec toute la fortune de la famille, Clarissa repartie en compagnie de ses deux chérubins en Angleterre dans l'immense manoir hanté de sa famille, leur annonçant qu'ayant une importante mission en Egypte, leur père ne reviendrait pas avant une longue période et surtout ne leur dévoilant jamais la vérité sur les origines de la petite merveille. « Mon arrière Grand-mère avait du sang Vélane, disait-elle, il est normal qu'un jour ou l'autre quelqu'un en ait hérité. » Disait-elle à Mascha pour lui expliquer son métissage.

    La maîtresse de maison n'eut malheureusement plus le temps de s'occuper de ses chers amours, bien trop prise par les affaires du Ministère auxquelles elle s'affairait durant des heures, voire des jours. Toute leur enfance, Kieren et Mascha reçurent une éducation stricte par la gouvernante de la famille depuis déjà six décennies, Maryvonne -que tout le monde appelait Mavonne-. Les Elfes de maison remplacèrent leur mère en ce qui concernait la préparation de leurs repas ou le rangement de leurs chambres avant le coucher. Quant aux fantômes, ils se chargeaient de les endormir en leur contant les histoires palpitantes de leurs ancêtres.

    La petite au sang mêlé avait toujours les yeux pétillants en écoutant les incroyables récits de son pseudo-arrière grand-oncle maternel. La façon dont il a bondit un beau jour sur un loup-garou, qu'il a vaincu en le plaquant à terre d'une seule main, l'immobilisant de l'autre pour placer au dessous sa gorge sa baguette et lui jeter un sortilège extrêmement complexe. Sans oublier la fois où il a guérit un villageois de Transylvannie d'un sortilège de Babillage, celle où il était parvenu à congeler un Yéti ou même encore l'histoire de ce Vampire qui n'arrivait plus à avaler la moindre feuille de laitue depuis qu'il s'était occupé de son cas.

    Avec elle, Kieren d'un an son aîné, était très protecteur. Il comblait le vide sentimental de leurs deux parents, autant qu'elle le faisait pour lui. Ils étaient deux petites têtes blondes inséparables : l'un n'allait jamais nul part sans que l'autre ne vienne. Ils étaient tous deux très liés, et Mascha ne s'arrêtait jamais dans la contemplation de son grand-frère.

    Ils apprirent tout ce que deux jeunes Nobles devaient savoir pour être parfaitement intégrés à la société moderne. Bien entendu l'Histoire de la Magie et la Divination n'étaient guère très enthousiasmantes... Mais auprès de Mavonne, ils se découvrirent plusieurs talents, notamment pour la jeune fille, dans la danse classique et dans la musique. Elle dansait aussi bien qu'une étoile, et jouait merveilleusement bien du piano, de la harpe, de la flûte traversière ainsi que du violon. Le dessin et la photographie version sorcière ? Elle ne s'y prenait pas aussi bien que son frère, mais appréciait tout de même le regarder oeuvrer. Celui-ci se révéla être un véritable petit artiste qui fit ses preuves dans de nombreux salons où il exposa.
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MessageSujet: Re: « Le souvenir est le parfum de l'âme » - George Sand   Mer 12 Nov - 18:38




    Chapitre III.



    L'heure qui tremble au fond du temps tout embrouillé
    Un bel oiseau léger plus vif qu'une poussière
    Traîne sur un miroir un cadavre sans tête

    Des boules de soleil adoucissent ses ailes
    Et le vent de son vol affole la lumière
    Le meilleur a été découvert loin d'ici.

    Paul Eluard, Mascha riait aux anges.

    « L'enfance est le trou noir où l'on a été précipité par ses parents et d'où l'on
    doit sortir sans aucune aide. » Thomas Bernhard

    « Kieren ne sait pas nager! Kieren ne sait pas nager! Cria-t-elle en riant à son frère, l'air moqueur.

    -Mais si je sais nager! C'est juste que je n'ai pas envie de me baigner! »

    Elle agita ses jambes liées d'écailles avant d'aller à l'autre bout du lac et de crier de plus belle:

    « Menteur, menteur! Kieren ne sait pas nager! Kieren ne sait pas nager!

    -Ahh... Tu vas voir! À l'assaut, capturons le Monstre Mascha des Mers! » Et il sauta, tout habillé.

    En cette radieuse après-midi, le frère et la soeur avaient décidé d'aller jouer dans le parc du domaine. L'air était doux et les rayons du soleil réchauffaient l'eau d'habitude glacée. Piquer une tête était donc agréable.

    Le jeune sorcier remonta à la surface après avoir touché de la pointe des pieds le fond du Lac, balayant des yeux l'endroit. Où était-elle passée ? Une traînée de plumes blanches flottait sur l'eau et semblaient mener à la rive, ou plutôt à Mascha qui avait déjà déserté l'étendue dans laquelle Kieren était encore baigné.

    « C'est pas du jeu! Reviens ici!

    -Mais si c'est du jeu, tu n'as qu'à m'attraper! »

    Il s'empressa de sortir et de courir vers elle. Elle s'envola et se posa sur un imposant arbre nu, et reprit forme humaine. Ramassant la cape de sa soeur resté sur l'herbe pour se couvrir les épaules, il leva la tête pour l'apercevoir, perchée au haut de l'arbre. Soudain, ses yeux s'écarquillèrent : Elle était en danger.

    « On a pas le droit de s'approcher du Saule Cogneur! Descends vite avant qu'il ne se réveille! »

    Malheureusement il était déjà trop tard. On entendit la petite fille hurler de terreur en voyant les branches autour d'elle s'agiter. Elle se retrouva rapidement dans un tourbillon incessant de cages de bois qui s'ouvraient ou se refermaient sur elle. N'écoutant que son courage, Kieren s'agrippa au tronc qui se tordait et essaya tant bien que mal de rejoindre sa soeurette pétrifiée. Au moment même où il toucha sa main, cette dernière se retrouva propulsée dans les airs et il lui prisonnier à sa place de cette machine infernale. Mascha tenta bien de se relever pour retourner le chercher, mais les os de ses jambes fracturés l'en empêchèrent. Elle se retrouva contrainte d'assister à ce spectacle affreux sans pouvoir agir. Voir son frère être le jouet d'un saule fou, et ce jusqu'à ce que celui-ci s'en lasse.

    Grâce au ciel, il s'en sorti, mais avec dix fois plus de fractures qu'elle, et surtout avec la moitié du visage arraché. Leur mère de retour en catastrophe à Londres s'essaya à plusieurs sorts pour lui rendre la peau qu'il avait perdue, mais jamais il ne retrouva vraiment son minois d'ange égaré.
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MessageSujet: Re: « Le souvenir est le parfum de l'âme » - George Sand   Mer 12 Nov - 18:38




    Chapitre IV.


    « Quand on cherche des excuses, on a déjà péché dans son coeur. » Jean Giono.

    Jamais plus on ne revit de miroir chez les Van Tassel. Clarissa ordonna à tous les elfes de maison de les briser. On retira également les racines du saule qu'on coupa en bûches pour le feu de cheminée du soir. Le bois qui se consummait dans l'âtre ne rappelait que plus à Mascha cette après-midi qui tourna au cauchemar. Regarder son frère en face ne fut pas chose facile. Premièrement, parce qu'il n'était plus vraiment agréable à regarder, et deuxièmement, parce que la culpabilité la rongeait. S'il était obligé de porter le demi-masque qu'on lui avait confectionné, ce n'était que de sa faute, à elle, et à personne d'autre.

    L'année qui suivit marqua toute la famille. Les onze ans de Kieren. Comme chaque petit sorcier de cet âge il reçut la lettre qui l'invita à rejoindre l'école de magie qui l'attendait depuis le premier déménagement, en Bretagne : L'école française Beauxbâtons.

    Durant l'absence de Kieren, c'est Sophie, la petite fille de Mavonne, qui lui servait de Dame de compagnie. Sophie n'était pas très futée mais elle connaissait des jeux amusants et savait confectionner des robes de poupées parlantes toutes plus somptueuses les unes des autres. Les deux jeunes filles passèrent énormément de temps ensemble, que ce soit à faire de bons desserts en cuisine avec certains elfes ou à les manger goulument.

    Les premières vacances de son frère arrivèrent vite, et toute la famille partit en Amérique pour une semaine. Pendant le voyage, Sophie n'était pas là, aussi le manque de dialogue se fit ressentir. À leur arrivée à New-York, Mascha se décida enfin à parler à Kieren qui était resté lui aussi muet. Timidement elle lui posa des questions de prime abord inutiles, mais c'est ainsi qu'un contact revint peu à peu. Elle lui demanda de lui raconter sa vie à Beauxbâtons, et chaque fois qu'il lui rappelait qu'il n'avait que peu d'amis, la culpabilité revenait.

    À l'aube des premières vacances d'été de Kieren, Mascha avait attrapé la grippe après avoir joué sous la pluie. Clarissa alla donc cherché seule son fils aux écuries Beauxbâtons. Ils ne rentrèrent pas seuls au manoir : Ils étaient passés au chemin de traverse pour acheter un présent à la malade. Son tout premier animal de compagnie.

    « Emmène-le à ta soeur, elle se repose dans sa chambre. » Chuchota sa mère qui s'apprêtait à rejoindre son bureau.

    Il monta quatre à quatre les marches qui conduisaient à l'étage tout en retirant de sa cage le petit chat qui commençait à s'agiter. En ouvrant la porte et lâchant le chaton au sol :

    « Regarde ce que j'ai pour toi... »

    Un cadeau empoisonné. Mischa sursauta brusquement. Elle était pâle et couverte de sueur. Elle poussa un cri en voyant arriver vers elle la petite boule de poils. Les chats et les oiseaux n'avaient pas pour habitude de s'entendre, et aussi ses divers délires provoqués par la fièvre n'arrangeaient guère la situation.

    « Ahhh! K... Kieren... So... Sors ça d'ici!

    -Ce n'est qu'un bébé, calme-toi... »

    De chaudes larmes se mêlèrent aux gouttes de sueur sur ses joues presque emplumées. Le jeune homme se résigna donc à remettre en cage le pauvre animal. Il s'approcha de sa petite soeur encore affolée et passa lentement sa main sur son front brûlant.

    « Là... Il est enfermé. Il ne te fera aucun mal, tu vois ? »

    Il prit le linge qui trempait dans l'eau glacée pour le passer sur Mascha, puis voyant qu'elle commençait à tomber dans les bras de morphée, se dirigea lentement avec la cage fermée vers la porte de sortie. Une petite voix le coupa dans sa marche.

    « A... Attends. Reste ici... S'il... S'il te plaît. »

    Un sourire bienveillant s'esquissa sur son visage et il revint sur ses pas pour s'asseoir au bord de son lit à baldaquin. Elle le tira soudainement par la manche et comme une petite chose à protéger se nicha contre lui, toujours en pleurs.

    « Tu m'as... Manqué. Je vou... Voulais m'excuser... Pour tout... T... Tout... V... Vr... aiment... J... »

    Elle voulu continuer ses excuses, mais cette fois le marchand de sable eut raison d'elle. Elle tomba de fatigue dans ses bras.
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MessageSujet: Re: « Le souvenir est le parfum de l'âme » - George Sand   Mer 12 Nov - 18:39




    Chapitre V.


    « Si Dieu existe, j'espère qu'il a une bonne excuse. » Woody Allen

    La gigantesque directrice posa délicatement le Choipeaux couvert de plumes et de roses bariolées sur les boucles d'or de Mascha. Cet objet magique s'accaparait en quelques secondes de ses souvenirs, ses traits de caractère. Il lui pompait littéralement l'esprit, et elle détesta cela. C'était de la perversion pure, et elle y était pourtant contrainte. Elle se souvenait encore des paroles voulues rassurantes de sa dite mère « Tu verras, la répartition, c'est toujours un merveilleux moment! ». Merveilleux! Mais encore ? Ce n'était en aucun cas merveilleux, plutôt détestable! Une voix féminine se fit entendre de juste au dessus de son crâne. Cette chose parlait aussi?

    « Tiens donc, du sang vélane... Nous en avons eu une, autrefois... Vous êtes toujours intéressantes, dans votre genre. Je sens un pouvoir extrêmement dominateur, ainsi qu'une grande volonté d'apprendre... Une Van Tassel ? Je ne vais pas t'envoyer dans la maison que tu crois... »

    Le nom qui suivit fut une déchirure. Combien de fois son frère lui avait répété « Ne t'en fais pas, on sera quoi qu'il arrive ensemble. Les frères et soeurs ne sont jamais séparés. », et voilà que Bam! En plein milieu de son coeur : Leurs chemins se séparent. Croyez-le ou non, la répartition, c'est un cauchemar. Heureusement le gentil Cain rencontré auparavant dans le carrosse vint aussi à sa table, prix de consolation, mince rayon de soleil dans une pénombre totale.

    « Psst! Tu auras des occasions d'être avec Kieren, les maisons se mêlent tout le temps. Mange, ça a l'air délicieux!

    -Merci. »

    Avec son frère si loin de sa table, mais Cain pour lui tenir compagnie, son premier repas eût un goût amèrement amical. Les yeux humides posés sur lui, feignant un sourire. Pas faim ce soir.
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MessageSujet: Re: « Le souvenir est le parfum de l'âme » - George Sand   Mer 12 Nov - 18:39




    Chapitre VI.


    « Le venin et le parfum sont tous deux dans de petits flacons. » Luis Sepulveda.

    « Tu plaisantes, j'espère! Toi, amie avec ces filles-là?

    - D'après toi, je suis trop banale pour attirer leur attention ?

    - Banale, pour elles. Et d'abord... Comment tu comptes t'y prendre, hein ? Avec des pimbêches qui ont leur nombril pour unique point cardinal...

    - Disons que je sais comment les appâter. »

    Mascha n'attendit pas une minute de plus avant de se lever de la chaise sur laquelle elle était assise et de quitter la table de Cain pour aller à celle d'une maison adverse. Elle se glissa gracieusement, juste derrière Romeo Di Minelli, alias le plus beau sorcier de tout Beauxbâtons, préfet de la meilleure équipe de Quidditch de la région.

    « On se connaît ? Dit-il d'une voix forte en la voyant roder autour de lui.

    - Non, mais l'attrapeur qui veut te voir dans le couloir, il dit que c'est important. »

    Intrigué, le bel italien se leva et suivit la blondinette jusqu'au fond du couloir. Personne ne sut vraiment ce qui s'y passa. Bien entendu il n'y avait aucun attrapeur. Lorsque les deux sorciers entrèrent à nouveau dans la Grande Salle, Romeo sembla totalement changé. Il n'y en avait plus que pour... Mascha. Sans prévenir il monta sur une des tables rondes et se mis à réciter :

    « Une sorcière au visage brillant hors de tout éclat
    s’assaillait en face de moi. C’était bien Mascha
    Alors je m’amusait à contempler l’éclat de sa beauté
    plus captivant que celui d'une princesse, d'une fée.
    Voguant à travers l’infini de ma contemplation
    à la plus haute vitesse de mes émotions
    Aussitôt tout mon cœur, tout mon univers
    se transformait jusqu’à se mettre à l’envers. »

    Un petit rire faussement timide sorti de sa bouche avant de regarder dans le blanc des yeux le pauvre préfet qui se retrouva presque aussitôt désenvoûté et ne comprit plus vraiment ce qui lui arrivait. Elle rejoint Cain et chuchota :

    « Bon, voilà qui est fait. Maintenant... 3 ... 2 ... 1 ...

    Une nouvelle voix intervint dans la conversation.

    - Hey! Je suis Bérénice McNeal... On a une place de libre, ça te dirait de venir manger avec nous ? »

    Un dernier sourire à Cain, l'air satisfaite, avant de se retourner vers l'autre blonde aux yeux bleus et d'acquiescer poliment. Elle se joignit à elles.


    Le jour suivant, au petit matin, elle alla attendre Cain devant son dortoir pour qu'ils aillent comme d'habitude prendre leur petit déjeuner ensemble. Cependant lorsqu'il sortit de la pièce, il ne prit pas même la peine de croiser son regard.

    « Qu'est-ce que t'as, ça va pas?

    - Pourquoi tu traînes avec elles maintenant ?! Elles sont... Connes, débiles, superficielles.

    - Ce sont mes amies. Et aux dernières nouvelles tu voulais que ce soit aussi les tiennes!

    - J'ai changé d'avis.

    - Moi pas.

    - Mais laisse les tomber ! Ces filles ne t'apportent rien !

    - Et toi alors, t'es bien placé pour me dire ça ?

    - Pardon ?! Moi qui croyais que t'étais différente !

    - Tu t'es trompé. »
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MessageSujet: Re: « Le souvenir est le parfum de l'âme » - George Sand   Mer 12 Nov - 19:33




    Chapitre VII.


    « There's no place like Hogwarts! »



    Vendredi 13 Novembre 2074,
    11:45 p.m.
    Cher journal,

    Cela fait longtemps que je ne me suis pas confiée à toi, j'ai un bon nombre de choses à écrire.

    Tout d'abord, le départ pour Poudlard fut des plus douloureux. Il me fallu renoncer au luxe français auquel j'attachais tant d'importance. Je me suis disputée avec Mère pour rester à Beauxbâtons, elle a dit tenir impérativement à ce que je reçoive « la même éducation reçue par les plus grands sorciers il y a des lustres », et a souligné que « Père aurait été fier de savoir que mon frère et moi allions obtenir nos BUSE et ASPIC dans l'école qui avait enseigné à nos ancêtres ». Sais-tu seulement quel est le véhicule qui nous y conduit ? Un train miteux! Pas de carrosse, pas de chevaux enchantés... Juste une machine moldue. C'est honteux, comme le reste de cette école. Je déteste tout ce qui s'y rapporte d'ailleurs. Même la nourriture y est infecte, l'architecture se passe de tous commentaires et les uniformes sont laids : Je continue donc à porter ma jolie tenue bleue, celle qui se marie si bien avec la couleur de mes yeux.

    Plusieurs autres élèves sont également venus dans ce taudis. J'ai l'impression d'être différente depuis mon arrivée. Inexplicablement, je ne comprends plus l'intérêt de saluer Bérénice et Morgane, elles que j'appréciais tant à Beauxbâtons m'exaspèrent ici. Kieren est toujours avec moi durant les inter-cours, c'est toujours réconfortant d'être près de lui, et je sais que l'année prochaine ce ne sera plus le cas... Ce ne sera plus pareil sans lui. Plus les jours passent et plus Cain me manque, c'est affreux. Je pense sérieusement à aller m'excuser, il ne viendra probablement pas de lui-même après les méchancetés que je lui ai dit. J'ai de nouveaux amis américains, aussi. Les frères Whyte et leur petite soeur qui sont assez attachants -et puis Adam est un Vampire!-, de même pour les jumeaux Matthews : Liam me fait constamment rire aux éclats, il a beaucoup d'humour. Par contre, quelqu'un m'intrigue, un certain Alexiel je ne sais quoi... Des rumeurs disent qu'il serait le fils de la directrice de Serpentard. Il n'arrête pas de me fixer durant les cours de potions, pourtant je ne fais rien pour...

    Quoi qu'il en soit, cher journal, cette année promet d'être mouvementée. Ne t'en fais pas, je t'en raconterai chaque détail, sans faute. Qu'il s'agisse des prochaines horreurs que je vais découvrir ici ou de mes prochaines connaissances... Voir plus si affinité, et s'il n'y a pas d'affinité je m'arrangerais pour qu'il y en ait... Enfin, tu connais ma chanson depuis le temps, n'est-ce pas ?


Dernière édition par Mascha Van Tassel le Mer 12 Nov - 20:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Le souvenir est le parfum de l'âme » - George Sand   Mer 12 Nov - 19:44




T h e G a m e I s O v e r
    * Prénom
    Farby

    * Âge
    16 ans

    * Avatar
    Clémence Poesy

    * Comment avez-vous découvert TWC ?
    Jaja.

    * Qu’en pensez-vous ?
    Superbe (désolée de la fiche ultra-longue et inutile)

    * Présence sur le forum
    Souvent!

    * Code du Règlement
    Omg Superman
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Heather C.Lewis
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MessageSujet: Re: « Le souvenir est le parfum de l'âme » - George Sand   Mer 12 Nov - 19:59

Très jolie fiche, j'aime <3
Simple petit problème, tes parents auraient eu du mal à se rencontrer dans un Poudlard brûlé. L'école vient après tout de rouvrir après 70 ans d'inexistence...
Je te laisse éditer ça, puis je valide.
Tu ne sauras pas ta maison avant 8D *rire machiavélique*

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MessageSujet: Re: « Le souvenir est le parfum de l'âme » - George Sand   Mer 12 Nov - 20:41


    Mais pourquoi pas, c'est fun lorsque tout brûle on peut danser autour!
    C'est parce que j'ai insulté Poudlard, hein... Bah c'est pas fini! *sbaff*

    J'ai tout édité, ramène la maison Fume
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Heather C.Lewis
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MessageSujet: Re: « Le souvenir est le parfum de l'âme » - George Sand   Mer 12 Nov - 22:33

Nahmého, t'as vu comment tu causes à ton admin =O

'Spèce de SERPENTARD va.

Bon jeu <3

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