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 et ève pêcha. end. SERDAIGLE

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Evangeline D. Hargrove
6ème année à Serdaigle
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Date d'inscription : 27/08/2008

MessageSujet: et ève pêcha. end. SERDAIGLE   Mer 27 Aoû - 17:24



    aime-moi moins, mais aime-moi longtemps.

    __« Qui préfères-tu ? Sois franc. »
    __Il se souleva légèrement sur son avant-bras et la fixa quelques instants, sans rien dire. Ses doigts passèrent dans ses cheveux roux, puis sur sa joue pâle. Le silence était tombé dans la fastueuse alcôve ; seules de faibles chandelles éclairaient l’espace confiné et les deux protagonistes, de lourds rideaux de velours sombres dissimulant la chambre des rayons ultraviolets. Elle aurait pu rester des heures dans cette position, allongée, à le contempler, à se sentir entre ses bras, loin de tout, s’adonnant au plaisir de se créer un monde à part avec lui.
    __« Je ne te comprends pas, Evangeli… - commença-t-il, avant d’être coupé sèchement par la jeune fille.
    __« Ève, je m’appelle Ève. Evangeline. Quel nom. Je ne suis pas un ange. Je suis une pécheresse, une impure… » Murmura-t-elle de sa belle voix rauque et mélancolique, comme provenant d’un univers lointain, étranger aux autres.
    __« Ève. Tu es bien une jeune fille ambiguë. Je n’arrive pas à te décrypter… Qui es-tu ? » Reprit l’homme, le font légèrement plissé. Ah, Ève… belle Ève. Un mystère, un secret, une promesse, qui était-elle ?
    __« Je me le demande. J’ai tendance à croire que je suis juste la part d’un secret important d’un individu. Je suis ton secret. »
    __Pour être son secret, elle l’était. Elle était même l’élément qui pourrait détruire quatre vies. Alors, elle était donc un danger, un danger secret, interdit, qui pouvait semer la discorde d’un moment à l’autre. Evangeline en avait le pouvoir, malgré ses frêles seize années. Il s’allongea à son tour, sentant qu’elle posait sa tête sur son torse en quête de réconfort.
    __« J’ai peur. J’ai peur que ça ne soit qu’un rêve, tu sais, le genre de rêve que tu vis éveillé… Avant de t’apercevoir que tu dors. Je ne veux pas me réveiller, il faut que tu restes. Il faut que tu restes longtemps, s’il te plaît. » Elle récitait ces quelques paroles en crispant ses doigts tremblants contre son torse, il l’apaisait en lui caressant lentement sa chevelure. Un léger baiser. Silence.
    __« Et si je dois partir ? » Répliqua l’homme. Le verbe qu’il avait employé, partir, fit frissonner Ève.
    __« Alors, reviens-moi. » Ses mots se volatilisèrent dans le silence de la pièce, puis elle ferma calmement ses grands yeux bleus des mers, profitant de cette nuit qui était la leur. Elle était à eux, et à personne d’autre. Le lendemain, ce ne sera plus pareil… Ils ne seront plus ces amants d’un soir. Juste des inconnus qui ne s’aiment pas mais qui ne se détestent pas, deux personnes que l’on ne pourrait jamais imaginer ensembles. Savez-vous pourquoi ? Car ils n’en ont pas le droit. Le scandale, la ruine, toute une vie foutue en l’air pour de l’amour, rien de plus. Evangeline était pourtant prête à faire des sacrifices pour lui. Quitte à dormir sous les ponts, du moment qu’elle le sentirait près d’elle. Sur la scène… ils jouaient le rôle du beau-père et de la belle-fille, sans aucuns liens consanguins. Cependant, plusieurs personnes crieraient au viol, à l’inceste, au dégoût ; cela, ils ne pouvaient le permettre. C’est ainsi que deux personnes, qui auraient pu avoir un avenir commun, ont dû se séparer pour vivre avec le reste de la société, et mener leur vie comme ils devraient la mener si l’autre n’existait pas. Un jour, il faudrait simplement se souvenir… car cela n’existerait plus. Souviens-toi quand nous étions heureux.





    il existe des secrets de patrie comme des secrets de famille.

    __« Qu’ai-je fait pour avoir une telle empotée pour fille ? Regarde-toi ! Empotée, et laide par-dessus le marché ! Ah, ton pauvre père rirait bien de toi s’il te voyait ! » Gifle.
    __Longtemps, cette petite fille d’aspect fragile s’était demandée pourquoi sa mère développait tant de haine à son égard. Avait-elle fait quelque chose de mal ? Etait-elle responsable de la mort de son père ? Rien de tout cela. Elle fixa la femme qui la dominait et réprima une grimace de dégoût. Cécilia, celle qui prétendait avoir souffert le martyr en la mettant au monde, était loin d’être une femme avenante. Disgracieuse de visage et de port, elle laissait les hommes indifférents, ce qui tombait plutôt mal, elle qui désirait ardemment se remarier pour ne pas finir veuve jusqu’au restant de ses jours. Plutôt fade et sans atout, cette femme avait bien du souci à se faire. C’était un point qui ravissait la petite Evangeline. Ses affinités n’avaient pas été brillantes avec ses parents, père ou mère, décédé ou vivant. Elle était recluse dans son manoir, ne sortant que rarement, et ne connaissait aucun enfant de son âge. Sa solitude venait aussi du fait qu’elle était la seule héritière Hargrove vivant à la maison. Toutefois, aussi curieux que cela puisse paraître, Ève n’était pas l’aînée, ni l’héritière directe de la fortune Hargrove… Il y avait un autre enfant, Kenneth, enfermé dans une chambre à Sainte Mangouste ; son existence ne fut révélée que bien plus tard, à cause d’une cousine – ou grâce ? – qui se vantait toujours de savoir le secret intime de toutes les familles. Ce jour-là, pourtant, elle n’avait pas fait exprès, c’était sorti rapidement et douloureusement, sans anesthésie. À l’époque des faits, Evangeline avait fêté ses neuf ans, une grande fête avait été organisée, comme à l’accoutumée, dans la propriété des Hargrove. C’était le premier anniversaire qu’elle passait sans son père. Ses oncles et tantes, grands-parents, cousins, amis, parrain, marraine, tous s’étaient déplacés pour admirer la jolie petite Ève souffler ses bougies.
    __« C’est dommage que Kenneth ne soit pas là. C’est le frère d’Evie quand même, pourquoi n’a-t-il pas pu sortir de l’hôpital pour quelques heures ? » Ce fut les paroles qui jetèrent un silence glacial sur l’assemblée, rassemblée près de la piscine autour d’une table chaleureuse, conversant gentiment. Des couverts tombèrent dans l’assiette dans un fracas métallique, et toutes les têtes se tournèrent vers Virginie, trop bavarde et naïve malgré ses seize ans.
    __« Maman, j’ai un frère ? » Demanda Evangeline, sans s’adresser directement à quelqu’un.
    __« Hm, ma chérie, laisse s’il te plaît… Virginie, hm, s’invente toujours des histoires. Je… hm… Harry, ta fille a vraiment une imagination débordante, haha ! » Rire plus faux, tu meurs. Personne ne renchérit, le repas se continua plus ou moins calmement, mais dans un silence de mort.
    __« Maman, s’il vous plaît… C’est qui Kenneth ? » Silence. « Il est mort, mort spirituellement… Physiquement, il est à Sainte Mangouste. Il est malade. » Débita à toute vitesse Cécilia, quelques minutes après la fin du repas.
    __« Maman, je peux le voir, alors ? »
    __Silence.
    __C’aurait vraiment trop beau si Mrs. Veuve Hargrove avait révélé en détails l’existence cachée de cet enfant. Trop curieuse, trop bouleversée, Ève en fit des cauchemars. Elle contacta Virginie, après plusieurs jours d’interrogations sans réponses. Cette dernière la convia chez elle, prétextant une promenade près du lac où elle habitait.
    __« Je n’aurais… pas dû le dire, Evie. Ton frère s’appelle Kenneth, il a quatorze ans. Ça fait quatre ans qu’il est à l’hôpital, à cause d’une maladie très grave. Tu vois, quand il était tout petit, son cœur a lâché et on a découvert qu’il était malade de là… -
    __« Il était malade de quoi ? Du cœur ? » S’embrouilla la fillette, songeuse.
    __« Oui, du cœur. À l’époque, tu avais six ans, mais à cause de sa maladie, tu vivais chez grand-papa et grand-maman, tu te souviens ? Bref. À huit ans, alors qu’on pensait qu’il était guéri, Kenneth a fait un arrêt cardiaque dans la piscine. Ca veut dire que son cœur s’arrête de battre. On l’a soigné, mais à dix ans, il est allé à l’hôpital pour qu’on puisse lui mettre un nouveau cœur. »
    __« Ah, mais, ça veut dire qu’il va être guéri et que c’est pas si grave ? Dis, je le verrais un jour ? Dis ! » Soupir. Virginie savait que Kenneth était constamment en danger, cependant, physiquement apte à reprendre le cours de sa vie.
    __« Mais oui, bout de chou trop curieux ! »


Dernière édition par Evangeline D. Hargrove le Ven 29 Aoû - 14:31, édité 2 fois
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Evangeline D. Hargrove
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MessageSujet: Re: et ève pêcha. end. SERDAIGLE   Ven 29 Aoû - 2:30



    dans nos maisons coule un poison qui a un nom : la haine...

    __Treize ans. C’est bien, treize ans. Ève débutait sa troisième année à Poudlard, sa mère allait se remarier et son frère « disparu » revenait à la maison. Cette année devait être magique, elle ne le fut aucunement. Evangeline, fillette esseulée et rêveuse, avait l’habitude de se raconter beaucoup d’histoires pour un rien. Peut-être est-ce un comportement normal, avec de tels chocs émotionnels. En attendant, ce fut avec une joie non dissimulée qu’elle se présenta aux nouveaux arrivants. Gaspard et Rosalyn, père et fille, Lowell, c’était la courte description qu’Evangeline avait réussi à se procurer sur eux. Sa grand-mère, une femme marquée par les conflits entre sorciers et moldus à qui l’on pouvait faire confiance au niveau de « l’expérience personnelle », avait certifié que Gaspard serait un bien meilleur parti que l’ex-mari de Cécilia. Allons donc ! En attendant, « l’ex-mari de Cécilia » lui avait permis de toucher pas mal, sur son assurance vie.
    __« Rosalyn a le même âge que toi, et elle est incroyablement charmante, cette petite. Tâche de prendre exemple. »
    __La jeune fille pénétra donc dans la salle de séjour, où étaient installés les Lowell. Leur expression semblait lointaine ; sans s’y méprendre, on pouvait même imaginer qu’ils s’ennuyaient profondément. Evangeline soupira, se composant un sourire bienveillant avant d’aller à leur rencontre.
    __« Bonjour. » Silence. « Je suis Evangeline. Hm. » Elle se mordit la lèvre. « Ma mère arrive. » Elle sentit les prunelles méprisantes de Rosalyn, celle qui devra devenir sa demi-sœur. Sa meilleure ennemie.
    __C’était une fille très jolie, élégante et au premier abord, charmante, comme l’avait décrite sa mère. Mais il semblait qu’à l’intérieur, ce soit tout autre… À la fois hautaine, l’on décelait chez elle un semblant d’arrogance et un brin de fierté, ce qui ne plut guère à Ève. Elle ne se doutait pas une seconde que ce serait grâce et à cause d’elle que son comportement changerait. À ses cotés se trouvait Gaspard Lowell, son père. Sans doute l’homme le plus qu’elle eût vu, pour l’instant. Grand et séduisant, sa carrure n’était pas la plus sportive, mais elle devinait sans problème qu’il devait être taillé pour le sport et les duels. Il était vraiment très bel homme, ses yeux, d’un bleu très particulier, attirèrent immédiatement Ève. Désabusés, ils étaient mornes, mélancoliques même. Elle n’était jamais tombée amoureuse, étant assez timide et trop « rat de bibliothèque », pourtant, elle avait l’étrange sentiment d’apercevoir la pièce s’écrouler. Seul lui restait, debout, paisible.
    __« Et Kenneth, mon fils aîné. Respectivement dix-sept et treize ans. »

    __Mariage. Et puis voilà. Que dire d’autre, en fait ? Ce ne fut qu’un petit mariage en famille, sans robe, sans tralala, sans demoiselles d’honneur. Juste la famille des Lowell et Hargrove, des bancs, un banquet, et de jolies toilettes. La journée se passa dans une torpeur interminable. Bonjour… Tu vas bien ?... oui et toi ?... tu es contente pour ta mère ?... oui, oui… Rosalyn est adorable… Evangeline est charmante… Kenneth a maigri ?... Cee a eu la main chanceuse… hm, oui, en regardant Gaspard… au fait, le gâteau est un peu lourd… mais leur champagne est délicieux… oh ! Eve ! Ca va ?... va discuter avec Rosalyn… Ce fut un manège. Un manège qui ne prenait pas fin, et ce fut le pire.
    Le 17 juillet, Kenneth apprit qu’il avait été recalé à cause de ses ASPICs. Etant été absent quelques quatre mois pendant l’année, il renonça à refaire une année de cours. C’était un adolescent très dépendant aux plaisirs artificiels, compte tenu qu’il ne supportait pas son cœur greffé et sa maladie cardiaque, il n’avait jamais cherché à se lancer dans autre chose que la musique. Il ne vivait que pour cela. Et la coke, l’herbe aussi. Lamentable. Pendant suffisamment longtemps, Ève brûlait les grammes de poudre, les joints cachés dans son tiroir… puis il en avait toujours. Ce qui le mena à l’overdose, trois jours à peine après le remariage de Gaspard et Cécilia. Après un coma de plusieurs heures, il reprit conscience sans pour autant s’excuser auprès de sa sœur adorée. Ils se soutenaient mutuellement, ils s’adoraient. Excepté cette fois-ci, où il exigea qu’on le laisse en convalescence seul, et entièrement seul. Au manoir, l’entente était peu cordiale, entre les deux filles qui se crêpaient le chignon jusqu’à se gifler, le mari et la femme qui ne se touchaient pas, quitte à faire chambre à part et la famille qui s’en mêlait sans trop savoir qui il fallait défendre. Les années s’écoulèrent lentement, de cette façon.





    avec le temps, tout s'en va.

    __Trois ans, cela passe vite. Les mentalités évoluent, les familles se déchirent ou se réunissent, de nouvelles amitiés, de nouveaux amours… Chez les Lowell-Hargrove, on avait finalement opté pour le silence et l’ignorance. Evangeline, jusqu’à sa cinquième année, avait toujours conservé un caractère rationnel, simple et sans prise de tête. Douée d’un esprit vif, elle se hissait toujours en première classe durant ses années scolaires. Toujours en est-il qu’elle avait tenu à éviter copieusement sa demie et détestée sœur, Rosalyn. Ève aimait beaucoup la compagnie du silence, autrement dit, elle n’avait que très peu d’amis proches. Pourtant, elle était très aimée des autres de par sa gentillesse naturelle et son franc-parler juste et honnête. Seul un évènement imprévu aurait pu la pertuber…
    __« Kenneth ? KENNETH ! Ouvre !! Tu me dois cinq gallions et dix mornilles, je te rappelle ! ET BAISSE TA MUSIQUE !! KENNETH ?! » Panique. La musique était forte, du métal sans doute. Elle eut peur… Avait-il fait un malaise, encore une fois ? Elle apposa son oreille contre le battant et tenta de percevoir ce qui se passait.
    __« ‘Tain, arrête Rose ! Ève est à la porte, si elle voit, tu vas te faire tuer ! »
    __« Kenneth… Je suis ta sœur ! Tu m’ouvres cette porte immédiatement avant que je l’enfonce ! »
    __Autant dire qu’elle ne se casserait que l’épaule en donnant un vigoureux coup contre le battant. La musique s’évanouit, un gloussement et son frère consentit à ouvrir… passablement éméché. Ève entra en trombe dans la pièce, le bousculant au passage, avant de se retrouver nez à nez avec Rosalyn.
    « Que… ah, je vois. Qu’est-ce vous faisiez pour vous enfermer comme ça ? » Ce fut un coup de poignard. Elle connaissait parfaitement la raison, et ce depuis longtemps… Les regards en douce lors des dîners, les rires complices et tendres qui provenaient d’on ne sait où, les longs après-midi avant de les retrouver, toujours fourrés ensembles. Salope.
    __« Rose voulait prendre sa revanche aux échecs. Elle adore ce jeu. »
    Kenneth osa les épaules, l’air de rien, imité par Rosalyn, salement innocente. Evangeline fouilla quelques instants dans le portefeuille de son frère pour extraire l’argent qu’il lui devait et disparut sans mot dire.
    « Prends-moi pour une conne, Kenneth. » Silence. « Tu n’as jamais voulu jouer aux échecs avec moi. »

    __Alors, comme ça, Rose « s’entraînait » auprès de son frère. Qu’à cela ne se tienne ! À la moindre bavure qui conduirait son Kenneth à commettre un acte irréversible, Ève se vengerait violemment contre sa sœur. Sa première réaction, quand elle les trouva ensembles dans le parc, fut d’être jalouse… et non pas méfiante. Rosalyn avait toujours eu énormément de chance avec les hommes, ils tombaient à ses pieds aussi bien que des fruits mûrs. Evangeline était jolie, à l’instar de sa demi-sœur, sauf qu’elle était d’une timidité maladive qui l’empêchait de franchir le premier cap. Son beau-père ne lui rendait pas la tâche facile… Elle était peut-être tombée réellement amoureuse de quelqu’un, chose qu’elle croyait ne jamais se produire. D’un autre coté, il n’avait pas encore la quarantaine… Elle était juste folle de croire à de pareilles bêtises.
    « Rosalyn ? Qu’est-ce que tu fais dans ma chambre ? Celle de Kenneth ne te suffit plus, à ce que je vois. »
    __« Oh, rien. Je regardais juste ta collection de timbres. Et tes livres… arrête ta parano avec Keith, aussi, c’est lourd. » Répondit sereinement sa sœur.
    __« Je n’aurais jamais cru qu’une fille comme moi intéresserait la GRANDE Rose Lowell ! C’est plus qu’un honneur. » Ironisa la jeune fille, rangeant ses bricoles qui traînaient sur le sol.
    __« De toute façon, qu’est-ce que ça peut te faire si il y a un truc entre nous ? Je n’ai pas de liens consanguins avec lui, ce n’est pas de l’inceste à ce que je sache, ma vieille. Tu es mal barrée pour te montrer protectrice… elle remonte à quand, ta dernière relation ? »
    __« Dégage, Rose. Tu n’as rien à faire ici. »
    __Haussement d’épaules, claquement de porte. Ève la haïssait un peu plus chaque jour, pourquoi aggravait-elle son cas ? Cécilia, sa propre mère, préférait cette brunette à sa fille et son fils, son beau-père lisait beaucoup et se montrait rarement, son frère ne sortait plus, la famille se déchirait de jour en jour. Chacun était étranger à l’autre, et généralement, ils s’évitaient. Gaspard tuait le temps dans son bureau, Cécilia sortait, Kenneth composait, Rosalyn s’ennuyait et Ève lisait. Rien de bien glorieux. À Poudlard, les filles s’ignoraient tout au long de l’année, puis pendant les vacances, ainsi de suite. Telle était la routine chez les Lowell-Hargrove.
    __« Je vous dérange, Gaspard ? »
    __Elle se sentait idiote, une petite fille qui veut jouer comme une grande. Quelle idiote, mais quelle idiote ! Ève était si… ridicule. Totalement ridicule. Frêle. Elle ignorait que la personne se trouvant face à elle partageait ce sentiment…
    « Non, non. Qu’est-ce que tu veux, Evangeline ? » Il reposa son livre sur la table basse, sans détacher son regard du sien. Cela la mit quelque peu mal à l’aise. Il se leva. C’était intense. Juste fort.
    __« Hm… Je… je venais chercher un livre, je m’ennuie un peu. Et comme vous aimez beaucoup la lecture… Je pensais que je trouverais mon bonheur ici… Enfin… »
    Silence.
    __« Ah. Regarde là-bas, les thèmes devraient t’intéresser. Si mes souvenirs sont bons, tu aimes la tragédie et les pièces françaises ? » Il l’entraîna vers une étagère de livres, sans doute d’une certaine valeur en vue de leur collection, et montra d’un geste vague ce qui pourrait lui convenir. Gênée, Evangeline eut envie de sortir au plus vite du bureau, elle se sentait complètement cruche. Un titre l’accrocha alors elle tendit machinalement la main… hélas, elle était petite. Il devait s’en être rendu compte, car il effleura à son insu sa main pour atteindre l’ouvrage. Le silence était gênant, plus gênant encore que celui qu’elle avait connu il y a six ans de cela lorsque l’existence de son frère lui fut révélée.
    __« Le voilà. »
    __La chaleur était accablante. Gaspard évitait de croiser son regard, ce qui l’alarma. Oh et puis zut ! fut sa pensée première. Soyons fous, un être humain a une vie, et une seule. Autant en profiter pleinement, sinon, elle le regretterait à jamais. Se hissant difficilement sur la pointe des pieds, Evangeline lâcha le livre qui alla choir au sol et posa ses mains sur le torse de son beau-père. Puis elle l’embrassa. Folle, elle était juste folle. Il était adulte, remarié, avait une fille, et avait un certain écart avec elle… Tant pis. Elle s’en moquait. Etrangement, elle ne sentit aucun geste de recul, sauf les mains de ce dernier se posant délicatement sur ses joues. Ce fut sans nul doute le seul homme qui réussit à s’emparer de son cœur. Paradoxalement, Gaspard était loin d’être un vieux bonhomme rabougri ; il était même assez jeune, s’étant marié tôt, trop même. Il y a bien des femmes qui épousent des hommes quinze, même vingt ans plus jeunes qu’elles. Cela allait aussi en sens inverse.


Dernière édition par Evangeline D. Hargrove le Ven 29 Aoû - 14:32, édité 1 fois
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Evangeline D. Hargrove
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MessageSujet: Re: et ève pêcha. end. SERDAIGLE   Ven 29 Aoû - 14:20

    __C’est mon secret, notre secret. Narrée à la troisième personne, cette histoire est la mienne, elle est vraie. Ève était la deuxième femme crée par Dieu, ou la première, selon les croyances, et elle conduisit Adam au pêché. Tentée par Satan, sous la forme d’un serpent, de manger le fruit interdit de la connaissance du bien et du mal, elle fut punie pour par Dieu. Ma mère m’avait nommée Evangeline, car c’était angélique, mais rapidement, j’ai compris que même si j’étais un ange ou pas, je m’appellerais Ève, c’était court et beau, tentant et provoquant, simple et dur, j’adorais. Puis, lorsque maman s’est remariée et que j’ai vu Gaspard Lowell, j’ai su que je portais agréablement et diablement bien mon surnom… j’étais tentée de l’avoir pour moi. Est-ce égoïste ou juste passionnel ? Bonne question. Je n’ai jamais été capricieuse et vile, je suis – toujours d’ailleurs – l’inverse. Une fille un peu maladroite et effacée, abrutie par les études et la solitude. Ma demi-sœur était mon antithèse. Et ce fut elle qui fut à l’origine de ma brusque montée d’insolence, bien que le mot soit un peu fort. Elle portait un nom très beau, Rosalyn, et elle l’a raccourci en Rose… car une rose a des épines. Elle est sortie irrégulièrement avec mon frère, et je savais que c’était néfaste pour lui, elle n’est pas une bonne fréquentation. Bref. J’ai voulu faire taire sa langue de vipère et fermer sa bouche putride, alors je l’ai un peu observée. J’en ai tiré des conclusions… et je me suis légèrement métamorphosée. Laissant ma timidité derrière moi pour affronter le monde la tête haute, je voulais avoir ce qui m’était inaccessible. Je voulais être considérée comme autre chose que la « geek de service », être remarquée. Pourquoi pas ?
    Cela n’a ni raison ni sens. Tant pis. Dans quelques jours, je rentre en sixième année et j’aurais dix-sept ans le premier février. Je compte bien prendre mon destin en main, chose que je n’ai jamais faite auparavant.




    il faut continuer pour avancer. à moins que tu ne veuilles reculer et recommencer.
    evangeline « ève » daphnée hargrove.





    ____le deux.
    prénom : Howling.
    âge :14ans x).
    avatar : Kirsten Dunst. <3
    post vacant ou non ? Nop.
    comment avez-vous découvert TWC ? Si' =). ou le futur mari de Bonnie ->[]
    qu'en pensez-vous ? Juste Coeurs .
    présence sur le forum : 7/7 pour les deux jours qui restent des vacances T.T - 3/7 pour le reste de l'année.
    code du règlement : Validé





    FINI FINI FINI FINI. stop. FINI FINI FINI.
    trop forte 8D.
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Damian O. Lewis
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Which camp ?: Evil
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MessageSujet: Re: et ève pêcha. end. SERDAIGLE   Ven 29 Aoû - 14:54

Alors, alors x) Tout d'abord bienvenue parmi nous Sourire

Fiche : Absolument magnifique *___*
Règlement : OK
Code : OK

Validée donc à Serdaigle

[Si la maison ne te convient pas, dis-le, je suis une quiche dans ce genre de truc Danse ]

_________________

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Dernière édition par Damian O. Lewis le Ven 29 Aoû - 15:06, édité 1 fois
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Jude Montgomery
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Which camp ?: Good
Credits: (c) herjuliwii
MessageSujet: Re: et ève pêcha. end. SERDAIGLE   Ven 29 Aoû - 15:00

    omg omg je suis sur le cul. <3

    pour la maison je suis du même avis que Damian. :'D
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Evangeline D. Hargrove
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MessageSujet: Re: et ève pêcha. end. SERDAIGLE   Ven 29 Aoû - 15:33

    Merci <3

    Serdaigle me convient parfaitement Danse
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MessageSujet: Re: et ève pêcha. end. SERDAIGLE   

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et ève pêcha. end. SERDAIGLE
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