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 Contexte & Intrigue Principale

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Le Destin
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MessageSujet: Contexte & Intrigue Principale   Jeu 7 Aoû - 1:51

    Londres brûlait. Une épaisse fumée noire montait vers le ciel tel un serpent venimeux, provenant des flammes dont la danse macabre consumait la ville. Ces danseuses invincibles s’élevaient pour embraser le ciel, emportant avec elles des milliers de vies et de souvenirs. Leur lumière illuminait les alentours, jetant sur l’Angleterre des reflets de sang. Et en effet, les landes anglaises n’étaient plus qu’un immense champ de bataille, car aux pieds de ces feux, de minuscules formes semblables à des cendres se dispersaient rapidement, cherchant à mettre le plus de distance possibles entre elles et la capitale mourante. Mais avant qu’elles n’aient pu aller bien loin, d’autre poussières se précipitaient vers elle, et alors ce n’était qu’éclairs colorés et cris de douleur, un feu d’artifice sinistre. Bien vite, les derniers survivants de ce ballet monstrueux n’étaient plus que tâches sur le sol.
    Ainsi apparaissait la scène aux yeux de son instigateur. Survolant celle qui fut autrefois la capitale du monde sorcier, l’être à la cape noire battante contemplait le carnage avec une satisfaction froide. Son visage reptilien ne reflétait aucune autre émotion, et même la lueur cramoisie des flammes ne pouvait donner une couleur humaine à sa peau morbide. Ses yeux rouges ne clignaient pas, ne voulant rater aucun morceau de son triomphe. Ses doigts fins tenaient une baguette en bois de sureau, qu’il ne cessait de tracer du doigt, comme s’il s’agissait d’un objet d’une immense puissance. Soudain, il la pointa vers le ciel, et sa voix terrible résonna dans le monde entier.

      VOLDEMORT - « Morsmordre ! »


    La Marque des Ténèbres apparut, plus grande que jamais, cachant la lune et les étoiles. Le monde était prévenu : le Lord Voldemort était de retour, et rien ne pourrait l’arrêter. Oui, il était désormais invincible : Dumbledore et Potter, ses plus dangereux opposants, étaient morts et leurs tombes détruites. L’Ordre du Phoénix avait perdu tout espoir et, finalement, avec la Baguette de Sureau en sa possession, personne ne pouvait le toucher. Quand à Nagini, son dernier Hocruxe, elle était en sécurité...
    Mais restaient les Moldus. Depuis que, presque trois ans auparavant, il avait révélé son existence à ces pitoyables créatures, rien ne s’était passé comme prévu. Contrairement à ce qu’il pensait, la population avait refusé de se soumettre ; au contraire, elle s’était rebellée et avait redonné un souffle de vie à la résistance sorcière. Les états Moldus du monde entier s’étaient unis contre lui et, depuis, le combat de la technologie contre la magie était lancé. Les Moldus avaient ressortis toutes leurs vieilles légendes, décimant ses lycans avec des balles d’argent, massacrant vampires et Trolls avec efficacité. Personne n’aurait pu s’y attendre. Même les Géants qui s’étaient ralliés à lui étaient tombés, tués par leurs propres frères, ceux qui avaient rejoints l’Ordre du Phoénix. Car dès lors que les Moldus avaient compris que tous les sorciers n’étaient pas mauvais, ils avaient acceptés l’aide des résistants, qui leur apportaient informations et assistance. C’était sans doute la première fois depuis le Roi Arthur que sorciers et Moldus s’alliaient contre un commun ennemi. Et cela ne plaisait pas au Mage Noir.

      BELLATRIX - « Maître ... »


    La voix murmurante de Bellatrix Lestrange, empreinte d’une adoration sans limites, parvint aux oreilles du monstre.

      VOLDEMORT - « Je pensais avoir été clair, Bellatrix : je ne veux en aucun cas être dérangé. »
      BELLATRIX - « Maître, Arthur Weasley s’est infiltré jusqu’à la cage de Nagini. »
      VOLDEMORT - « COMMENT ? »


    L’incrédulité et la rage dans la voix du Seigneur des Ténèbres masquaient généreusement un sentiment nouveau pour lui: la peur. Oui, Tom Jésudor avait peur. Car, même si Potter et Dumbledore étaient morts, leur œuvre ne l’était pas pour autant. La bague de Marvolo Gaunt, le diadème de Rowena Serdaigle, la coupe d’Helga Poufsouffle, le loquet de Salazar Serpentard et finalement son propre journal intime... Tout ces Hocruxes avaient, tour à tour, été détruits. Nagini était son dernier secours: si elle mourrait, il ne serait plus qu’un simple mortel. L’horreur de cette idée fit frémir Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. Aussi il abandonna les Londoniens à leur sort et se transplana jusqu’au lieu où il gardait le serpent. Là, les mangemorts qu’il avait laissés derrière lui l’attendaient. Deux d’entre eux gardaient la cage où se trouvait sa bête, et deux autres retenaient un homme à la chevelure rousse qui le dévisageait avec un air de mépris. A voir le sang qui coulait le long de son visage, ses geôliers n’y étaient pas allé de main morte. Voldemort eut un sourire malveillant.

      VOLDEMORT - « Arthur, comme c’est bon de me rendre visite. Comment va ta famille ? »
      ARTHUR - « Ceux que tu n’as pas tué ? Ils sont en sécurité : je les protège. »
      VOLDEMORT - « C’est à voir... Mais comment feront-ils lorsque tu auras disparu ? »


    Un fin sourire apparut sur le visage ensanglanté d’Arthur Weasley.

      ARTHUR - « Bill prendra la tête de la famille. Il vivra assez longtemps pour te voir tomber. »


    Voldemort ne laissa pas son sourire disparaître, mais une fine lueur d’inquiétude vint se glisser dans son regard. Il avait appris à ne pas sous-estimer les menaces de ses adversaires – du moins, pas celles des hommes qui, comme Arthur Weasley, avaient passé tant de temps avec Dumbledore. Mais qu’importe: Weasley ne sortirait pas de cette forêt vivant.

      VOLDEMORT - « Tu comptes me tuer ? »
      ARTHUR - « Je peux toujours essayer. »


    L’être eut un rire cruel.

      VOLDEMORT - « Et bien, qu’attends-tu ! Vous, dit-il aux mangemorts,relâchez-le. Voyons voir ce que ce traître a dans le sang. »


    Les hommes s’empressèrent de s’exécuter et Arthur Weasley se massa les bras. Puis il fit face aux Seigneur des Ténèbres, conscient que sur lui se jouait tout l’avenir de l’humanité.

      ARTHUR - « Me laisseras-tu choisir mon arme ? »
      VOLDEMORT - « Mais bien sûr. Un condamné a le droit à un dernier vœu. »
      ARTHUR - « Très bien. Alors je choisi... Ceci ! »


    Et avant que quiconque n’ait pu réagir, il tira d’une poche un revolver dissimulé. La surprise initiale des mangemorts fit place à l’hilarité... Du moins, jusqu’à ce qu’une balle ne fuse droit sur Nagini, brisant la protection magique et venant briser la tête du reptile.

      BELLATRIX - « Impossible ! » s’étouffa Bellatrix, tandis que Voldemort hurlait de douleur devant les restes de son dernier Hocruxe.
      ARTHUR - « Et non, Bellatrix. Dis bonjour à l’arme nucléaire. »


    Et il pointa son arme sur Voldemort. Malheureusement pour lui, il hésita un instant de trop. Et il suffit de cet instant pour que Bellatrix ne se reprenne, et n’achève le père des Weasley d’un cri.

      BELLATRIX - « Avada Kedavra ! »


    L’homme tomba à terre, non sans avoir soufflé dans son micro :

      ARTHUR - « Gagné. »


    A trois cent kilomètres de là, dans une base militaire, les principaux dirigeants de l’offensive anti-mangemorts criaient de joie: la guerre allait finir. Ce n’était plus qu’une question de temps.
    Mais dans une petite cuisine au cœur de la campagne anglaise, le cœur n’était pas à la joie. Molly, Bill et Charlie Weasley pleuraient silencieusement la mort du patriarche tandis que, accroché dans des tableaux, les défunts Ron, Percy, Ginny, Fred et George tentaient vainement de consoler leurs proches.

    Deux jours plus tard, la radio annonçait que Tom Jésudor, l’infâme Voldemort, avait été abattu lors d’une embuscade à Paris. Le cauchemar était terminé.


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MessageSujet: Re: Contexte & Intrigue Principale   Lun 11 Aoû - 16:47

« Suite à la mort du sorcier noir le plus terrible de tout les temps, une vague de joie s’abattit sur tous, Moldus comme sorciers. Sans le Lord Voldemort, les mangemorts n’avaient plus grand espoir, et il suffit de quelques mois pour que les derniers points de résistance de leur part ne s’écroulent. Toutefois, certains d’entre eux, plus fanatiques que la moyenne, se battirent jusqu’à la mort et, plusieurs fois, une ville entière dût être exterminée par la bombe nucléaire. A l’inverse, d’autres mangemorts – le plus souvent les enrôlés de force ou les victimes de Sortilèges Impardonnables – se rallièrent immédiatement aux libérateurs. Malgré cette victoire écrasante, il fallut tout de même près de quatre ans à l’armée Moldue et Sorcière pour vaincre les derniers sorciers noirs. La fin de la guerre fut officialisée en septembre 2007, et le corps de Tom Jésudor brûla avec son manoir. Etrangement, sa baguette, la mythique Baguette de Sureau, ne fut jamais retrouvée. Mais les sorciers assurèrent les gouvernements Moldus que le pouvoir du Mage Noir ne dérivait pas de cet instrument, et qu’il n’était donc pas nécessaire de la retrouver.
Le 3 septembre – date à laquelle la ville de Milan se vit ‘nettoyée’ - fut déclaré férié pour tous.
A l’occasion de la fin de la guerre, les tombes de Potter et Dumbledore, situés dans les ruines de Poudlard, furent décorées de fleurs et de fées par les quelques survivants du Massacre de Poudlard, désormais en cendres. Parmi eux se trouvaient l’éminente scientifique Cho Chang et le professeur Neville Londubat, de l’Institut Supérieur de Botanique de Bruxelles.[…] »


- Extrait d’Histoire Intégrale de la Magie : Volume XII, Clémence A.Scamander




    G.R. - « Il est vrai que la création de ce revolver nucléaire a été faite assez rapidement, sans grands tests. Nous ne pouvions donc savoir assurément si elle allait marcher sur ce Mage Noir ou non. Nous avons pris un risque, et certains nous le reprocherons sans doute. Toutefois, l’arme a parfaitement fonctionné, vous en conviendrez. »
    N.Y.T. – « Comment fonctionne-t-elle exactement, cette fameuse arme ? »
    G.R. – « Je n’irais pas dans les détails, mais le principe est simple : l’énergie nucléaire est concentrée dans des charges très puissantes, qui, au contact de toute forme de magie, s’auto-détruisent et emportent leur cible avec elles. Il ne faut jamais plus d’un tir : c’est donc une arme d’une efficacité redoutable. »
    N.Y.T. - « Mais l’énergie nucléaire ne reste-t-elle pas extrêmement dangereuse ? Qu’arrive-t-il au possesseur d’un tel engin par la suite ? »
    G.R. – « Malheureusement, les soldats portant cette arme sont voués à la mort. Ce sont des kamikazes, qui acceptent la mort de leur plein gré. C’est pourquoi elles ne seront ni commercialisées ni accessibles à la majorité des soldats. »
    N.Y.T. – « Une dernière question, Général… Que pensez-vous du refus des sorciers de permettre aux Moldus d’accéder à la magie ? »
    G.R. - « Je suis en accord avec eux : donner quoi que ce soit de magique à un homme qui ne sait pas s’en servir est l’équivalent de donner une arme à un tueur en série. De la folie pure, en d’autres mots. […] »


- Extrait d’une interview du Général Robertson dans le New York Times


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MessageSujet: Re: Contexte & Intrigue Principale   Jeu 14 Aoû - 20:13

    « A la fin de la Troisième Guerre Mondiale, les deux peuplades majeures de l’humanité – c'est-à-dire les sorciers et les Moldus – furent confrontés au problème suivant : comment gouverner le monde désormais ? En effet, si les premiers ne pouvaient désormais retourner à leur état d’existence secrète, ils refusaient toutefois d’abandonner leur gouvernement pour celui des seconds qui, disaient-ils, ne sauraient pas s’y prendre avec eux.
    Pour régler le problème, deux Conseils furent créé : le Conseil de Merlin pour les sorciers et le Conseil d’Arthur pour les Moldus. Les élections se terminèrent en janvier 2008, et tandis que l’Auror Kingsley Shacklebolt prenait le titre de Premier Membre du Conseil (de Merlin), un certain Clive Eagles en faisait de même pour l’équivalent non sorcier. A cette époque, peu de choses étaient connu sur ce dernier. Venant d’une famille riche et catholique, il avait grandi à New York, mais venait d’une famille irlandaise. Ses amis le disaient d’une foi inébranlable et un chef formidable. Il avait été élu à la surprise de tous, sans précédents politiques. Dieu seul sait comment il s’y était pris, bien que certains parlaient de truquage et de pots-de-vin… Mais Eagles ne fut pas touché par ces rumeurs.
    C’est en toute cordialité que les deux conseils se rencontrèrent durant le mois de février pour discuter et trouver une solution au problème. Finalement, il fut décidé que ce serait à la population de choisir : chaque pays tiendrait un vote pour savoir qui des deux gouvernements administrerait le peuple et la date du vote fut fixée pour mars 2009.
    Malheureusement, rien ne se passa comme prévu. Les Moldus, devenus suspicieux de leurs voisins ‘surnaturels’, en vinrent à croire que ces derniers cherchaient à truquer les urnes pour devenir les dirigeants du monde. Sans doute les ravages du Mage Noir dans leurs vies les avaient-ils marqués à jamais. Si certains se contentèrent de manifestations pour demander l’annuellement du vote, d’autres au contraire choisir la violence. Comme au temps du Lord, meurtres, incendies, vandalisme, émeutes furent de nouveau le lot journalier des médias.
    Shacklebolt en appela à Eagles pour restaurer la paix. Malheureusement, c’est ce moment-là que choisi l’homme pour dévoiler ses réelles intentions, dans un discours qui devait marquer la fin de l’espoir. »


      ‘… Si j’en appelle à vous aujourd’hui, c’est parce que le moment est venu de prendre une décision importante. Une peste marche sur nous, mes amis, et il est de notre devoir de l’arrêter. Sans cela, elle s’en prendra à nos époux, nos enfants, notre famille, nos proches. Si nous ne faisons pas vite, bientôt il sera trop tard. Oui, chaque seconde compte. La question est : êtes-vous prêts à vous rallier à moi ? Serez-vous capables de protéger ceux qui vous sont chers ? Les défendrez-vous de cette terrible menace ?
      Vous vous demandez sans doute de quelle terreur il s’agit. Et bien, je vais vous le dire : les sorciers. Oui, les sorciers. Ces créatures impures et maléfiques qui, pendant des siècles, ont marché à nos côtés sans que nous le sachions. Cette abomination doit prendre fin. Voyez ce qu’ils ont fait à vos pays, vos villes, vos maisons ! Regardez les morts et les blessés, voyez ces marques sur leurs visages, cette douleur dans leurs regards. Ceux qui ont combattu durant la guerre vous le diront : ces gens ne sont pas humains. Quel humain pourrait contrôler ces soi-disant dons qu’ils nomment magie ? Quel humain aurait le droit de changer le temps, la nature des choses ? Quel humain, enfin, s’allierait avec des monstres tels que les centaures et les hippogriffes ? […]
      Camarades ! Prenez vos armes et aidez-nous à éliminer ces abominations de la nature ! ... ’



    Ce discours, prononcé le 14 janvier 2009, était une déclaration de guerre que des milliers de Moldus s’empressèrent d’exécuter. Brisant les baguettes des sorciers, ils se prévenaient ainsi de toute riposte. Mais ils ne s’arrêtèrent malheureusement pas là et bon nombre de familles furent brûlées avec leurs maisons – hommes, femmes et enfants compris. Battues, chasses aux sorciers, feux de forêt : tout les moyens furent bon pour exterminer cette ‘race’ désormais jugée comme inférieur et dangereuse.
    Les Sang-Purs furent les premiers à tomber. En effet, ils étaient pour Clive Eagles le premier symbole de la sorcellerie. Qui plus est, il n’ignorait pas que bon nombre d’entre eux avaient été partisans du Lord. Bientôt, des familles entières furent éradiquées – les Malfoy, par exemple – ou, par simple question de survie, changèrent leur nom et se mélangèrent à la population. Personne ne sait s’il reste un seul Sang-Pur de nos jours…
    Mais ils ne s’arrêtèrent pas aux sorciers : les Créatures Magiques furent également exterminées ou emprisonnées dans des laboratoires, des zoos. Abattues par dizaines, voir centaines. Un génocide – on ne peut appeler ça autrement – magique. Dévastateur. Et le massacre dura cinq ans ; cinq longues années durant lesquelles le chiffre des morts ne cessa de grimper, où les hôpitaux n’avaient plus assez de place pour tout les blessés au point que certains cas ‘extrêmes’ durent être abandonnés au profit de ceux qui auraient plus de chances de s’en sortir. Aucun pays ne fit exception à la règle, même les plus reculés.
    Heureusement, Shacklebolt réagi très rapidement à cette attaque, et put éviter un massacre absolu. Il dispatcha dans le monde entier ses Aurors et les membres de l’Ordre, pour aider les populations sorcières à fuir dans des lieux sécurisés. Cette fois-ci, les sorciers du monde entier – quelles que soit leurs origines et leurs opinions – durent s’allier contre un ennemi commun. Bien sûr, ils auraient sans doute pu prendre le pouvoir et vaincre les Moldus. Mais le massacre aurait été tel que la majorité de l’humanité aurait été exterminée. Et les sorciers en avait assez de la guerre : ils ne souhaitaient que vivre en paix, désormais. Mais Eagles ne voulait rien entendre : le pouvoir l’avait rendu fou. Plus personne n’osait le contredire. Clive Eagles était effectivement devenu le premier homme à dominer le monde.
    […]
    La guerre se termina en 2014. Les sorciers survivants s’étaient regroupés en de petites communautés dans les lieux les plus inaccessibles du monde : forêts, montagnes, déserts, marais… Par désir de rester cachés, ils avaient décidé de ne créer qu’une seule grande ville, du nom d’Oak’s Hollow. Située en Irlande, cette dernière bénéficiait de la protection du gouvernement Moldu : en effet, quelques pays avait secrètement apporté leur aide aux sorciers. C’était généralement des pays dont la magie coulait encore dans l’histoire et le sang de ces habitants, comme les pays d’Afrique ou Nordiques.
    Le conseil de Merlin élit domicile à Oak’s Hollow, et relia toutes les communautés entre elles par Porte-au-Loins et poudre de cheminette. Peu à peu, les sorciers reconstruirent leur civilisation. Au bout d’une dizaine d’années, ils décidèrent qu’il était temps de réagir. Plusieurs raids eurent lieu simultanément, délivrant d’innombrables créatures magiques qui se réfugièrent dans les contrées habitées par les sorciers.
    Les Moldus, quant à eux, finirent par renverser Eagles. Mais le mal était fait : les sorciers avaient disparu, laissant leurs persécuteurs seuls dans les décombres d’une société détruite. Pendant plus de trente ans, s’ensuivit une grande phase de reconstruction pour tous. »


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MessageSujet: Re: Contexte & Intrigue Principale   Jeu 21 Aoû - 16:15

« La première fois que Magorian nous a contactés, nous n’avons pas cru à ce qu’il disait. Et qui aurait pu nous blâmer ? Pendant des siècles, les centaures ont évités les sorciers, refusant pour la plupart de prédire l’avenir de l’humanité. Et voilà que soudain, sans aucune raison apparente, le chef de la harde qui occupaient autrefois la Forêt Interdite contactait l’Ordre en nous demandant de nous rendre dans la forêt environnant les ruines de Poudlard. Evidemment, j’ai répondu à ce dernier qu’étant en guerre, nous ne pouvions nous permettre d’abandonner des innocents aux mains des Moldus pendant que nous nous promenions dans les bois. Mais il a insisté et, finalement, j’ai accepté de les rejoindre à l’heure dite avec Azalea et Erik, mes subordonnés.
Je n’avais jamais vu autant de centaures réunis, même dans les gravures les plus anciennes. Je ne savais pas qu’il en restait autant de par le monde : les Moldus en avait pourtant éliminé bon nombre. Mais en trente ans, je suppose qu’ils avaient eu le temps de se reproduire.
Toujours est-il qu’il y avait ce soir-là près d’une cinquantaine de leur race, tous en cercle autour d’un centaure d’un âge avancé qui s’adressait à eux d’une voix grave et autoritaire. Visiblement, c’était un membre dominant de leur société.
Azalea, Erik et moi nous sommes arrêtés à quelques mètres des centaures, sans trop savoir quoi faire : les codes de ces créatures restent obscurs, et porter atteinte à leur fierté est une très mauvaise idée. Heureusement, Magorian nous a aperçus et est venu à notre rencontre. A voir son visage illuminé par la lune, je me suis aperçu que quelque chose d’important allait se passer, et que j’avais bien fait d’accepter son invitation.
Le centaure nous a guidés jusqu’au groupe, et nous nous sommes installés à ses côtés, un peu en recul. Ils n’ont pas prêtés attention à nous, trop occupés à écouter les paroles de l’ancien. Je ne saurais jamais ce qu’il a dit, car il ne parlait pas dans une langue humaine.
Le discours n’a pas duré plus d’une heure. Lorsqu’il eut fini, le vieux centaure – il s’agissait sans doute du mythique Chiron – se tourna vers nous, et nous fit signe de se lever. J’avoue aujourd’hui que c’est avec une certaine appréhension que j’approchais cet être. Mais les paroles qu’il prononça de sa voix étonnement douce restent à jamais gravées en moi.


    CHIRON - « Humains, nous vous remercions d’être venus, commença-t-il. Vous n’ignorez pas qu’une telle chose ne s’est jamais faite auparavant. Le Conseil des Centaures à toujours été réservé à ses créateurs. Certains d’entre eux nous pensent qu’il aurait du rester ainsi. Mais les étoiles nous ont appris qu’aucune tradition n’est définitive.
    Je vois le trouble sur vos visages. Vous ne comprenez pas pourquoi vous êtes ici, cette nuit.
    Une pause. Vous êtes ici parce que nous devons vous informer d’un bouleversement qui va changer le Destin à jamais.
    La profession des centaures a toujours été de déchiffrer les cieux. Et c’est que nous avons toujours fait. Aujourd’hui, les étoiles ne parlent plus que d’une seule chose : d'ici quatorze lunes, un enfant va naître. Sa nature nous est inconnues : mâle ou femelle, humain ou créature magique, sorcier ou Moldu. Ce n’est pas encore décidé. Mais son nom est déjà connu de sa mère l’Univers. Elle l’attend. S’il triomphe, l’Age des Ténèbres dans lequel nous nous trouverons disparaîtra à jamais.
    Je dis bien ‘si’. Car dans ces mêmes quatorze lunes, un autre enfant naîtra. Et si cet enfant sort vainqueur du combat final, alors l’Univers est perdu à jamais.
    »


Il y a dans le monde des choses que l’on ne peut pas douter. Ce que Chiron nous a dit cette nuit là en fait partie. Pendant un instant j’ai eu l’impression que le monde entier murmurait ses paroles, des arbres dans la brise jusqu’aux criquets dans les hautes herbes. Il m’aurait été impossible de ne pas le croire. C’est sans doute la nature des prophéties.
Le centaure avait visiblement compris que nous le croyions, car il continua tout aussi calmement.


    CHIRON « Vous n’avez pas été appelés au hasard. Il fallait que ce soit vous, car vous seuls pouvez mettre en place ce que dit dois être. Gabriel, vous êtes à la tête de l’Ordre du Phénix. Je sais combien cette organisation compte pour vous, mais il vous faudra l’abandonner au profit d’un autre Ordre, plus puissant. »
    GABRIEL - « [Un Ordre plus puissant que celui de Dumbledore ? »
    CHIRON - « Oui. Vous en serez vous-même le fondateur. Vous avez les fonds et la détermination requise pour ce travail. Personne d’autre ne pourrait le faire comme il le faudrait. Cet Ordre ne servira pas seulement à protéger les sorciers, mais les membres devront également rechercher et protéger l’enfant à naître. Il est vital que vous le trouviez avant ses dix-sept ans, sinon les ténèbres l’emporteront.
    Quand à vous, Erik et Azalea, une toute autre tâche vous attends : élever votre fille.
    »
    AZALEA - « Heather ? Notre Heather ? »
    CHIRON - « Si c’est le nom qui lui a été donné. Son destin aussi est gravé dans les étoiles. Un jour, elle prendra sa place derrière l’Elu en tant que son guide et mentor. »


Nous sommes restés un long moment à regarder Chiron, en essayant de comprendre de quel droit il nous donnait ces ordres. Et pourtant, déjà, au fond de mon esprit, mille plans se mettaient en place pour organiser la création de ce fameux Ordre. J’aurais sûrement pu ne jamais les réaliser, mais je savais que l’Ordre du Phénix touchait à sa fin. Les Moldus avaient de nouveau oublié l’existence de la sorcellerie, et nous n’avions pratiquement plus rien à craindre d’eux. Toutefois, ce n’était pas sans un pincement au cœur que j’imaginais annoncer la nouvelle à mes camarades.
Le voyage du retour a été fait en silence. Je pense qu’Erik et Azalea avaient du mal à accepter que leur fille ne soit pas destinée à une vie paisible. Il est vrai qu’imaginer la petite – qui n’avait à l’époque que sept ans – dans des situations dangereuses me semblaient impossible. Mais ce n’était pas important. Ce qui comptait, c’était préparer l’arriver de cet enfant. Le retrouver, qu’importe les moyens utilisés. »


- Extrait du journal de Gabriel S. Marty, fondateur de l’Ordre de Viviane
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MessageSujet: Re: Contexte & Intrigue Principale   Dim 24 Aoû - 0:53

      H.LEWIS - « Il faut rouvrir Poudlard ! »


    La phrase, lancée dans un silence des plus tendus, réverbéra sur les murs, telle un grondement de gong. Tous les regards se tournèrent vers celle qui venait de faire irruption dans la salle, sans le moindre égard pour le protocole ou la politesse coutumière. Et pourtant, à voir la pièce où elle se trouvait, une autre personne aurait été réduite en un état d’admiration ou de stupeur.
    Vaste - pour ne pas dire immense - et située plusieurs pieds sous terre, elle était faite entièrement de pierre, du sol jusqu’au plafond, à l’exception d’une épaisse porte en bois. Les dalles polies du sol reflétaient les torches brûlantes qui illuminaient la crypte, et aucun tapis ne venait couvrir ces pierres, dont la fraîcheur contrastait avec la température de l’extérieur. De forme ronde, son caveau était soutenu par plusieurs arches, disposées de façon à former un couloir autour du centre de la pièce. Entre chaque colonne, des tableaux, des tapisseries ou encore des statues se chargeaient de représenter l’histoire entière de la magie, passant des anciens shamans à la Troisième Guerre Mondiale. De par et d’autre de la porte, deux armures se tenaient, montant la garde à l’entrée, là où se tenait la jeune femme qui venait de parler. Cette dernière regardait fixement le centre la pièce, où trônait une immense table de granit. Rectangulaire, le meuble ne servait pas uniquement à réunir sept chaises d’ébène, mais également à rassembler des centaines de documents, entassés pêle-mêle les un sur les autres, sans ordre précis apparent. Parmi ces pyramides, des bonbons, une pomme, des plumes, de l’encre renversée, et une cloche de bronze qui, si elle avait pu être trouvée, aurait sans doute servi à demander l’attention des gens présents.
    Ces gens étaient six, sept avec la femme à l’entrée. Mis à part celle-ci, il n’y avait qu’une seule sorcière dans la salle : tout le reste étaient des sorciers d’ages divers, passant du vieillard noir de soixante-douze années qui présidait au jeune homme ténébreux à sa droite, qui devait avoir au maximum vingt-cinq ans. Outre ces deux-là, il y avait trois autres hommes : l’un, très beau, approchait la cinquantaine et contemplait la nouvelle arrivante d’un air amusé ; les deux autres étaient dans leur trentaine, et leurs regards témoignaient davantage d’affection pour la jeune demoiselle.
    L’homme en tête de table la dévisagea tranquillement, sa barbe blanche lui donnant un air de vieux sage africain. Finalement, il dit :


      CLEARWATER – « Bonjour Mlle Lewis. Asseyez-vous, je vous en prie. »


    La dénommée Lewis s’assit à la droite du président du conseil, aux côtés de l’autre femme. Elles échangèrent un sourire, puis leur attention revint au vieillard qui s’était levé.

      CLEARWATER – « Bien, maintenant que nous sommes tous réunis, le Conseil peut débuter. Mlle Lewis, j’ai cru comprendre que vous aviez un projet à nous proposer ? »
      H.LEWIS - « Tout à fait, Votre Honneur. Comme vous le savez tous, il y a de cela 72 ans que le Mage Noir a brûlé Poudlard. Depuis ce temps, aucun élève n’y a mis les pieds, et les écoles Beauxbâtons, Durmstrang et Salem ne parviennent pas à elles seules à recevoir tous les jeunes sorciers du monde. De nombreuses petites écoles ont tentés d’ouvrir pour accueillir le surplus d’élèves, mais rien n’a fonctionné. De nombreux jeunes se retrouvent donc sans grande éducation magique, à se promener dans les rues, désoeuvré, tandis que leurs parents travaillent et ne peuvent donc pas s’occuper d’eux. Cette situation peut se révéler potentiellement dangereuse, puisque d’une part les risques d’accident pourraient devenir jusqu’à dix fois plus élevés et de l’autre, cette inoccupation leur donne le loisir de s’intéresser à des choses qui sauraient se révéler mortelles… Par expérience, je sais combien il est facile de tomber dans ce monde-là. Je pense donc qu’il est temps pour nous de reconstruire le pensionnant. »
      D.LEWIS – « Mais enfin Heather, tu n’y penses pas ! C’est bien trop dangereux ! »
      GUSTAVSON – « Lewis, laissez donc parler votre sœur. Je suis sûr qu’elle a d’excellents arguments à ajouter, n’est-ce pas ? »


    Heather – puisqu’elle nommait ainsi – acquiesça les dires de l’homme en face d’elle, et continua ses propos.

      H.LEWIS – « Nous savons tous dans quel état sont les terres de Poudlard aujourd’hui : la magie noire ne fait pas de cadeaux et seuls les cachots sont encore entiers. Les tombes de Dumbledore et Potter ont été pillées et saccagées des dizaines fois. Le Saule Cogneur et la Forêt Interdite demeurent encore, bien qu’endommagés. Pourtant, les maléfices de Voldemort n’ont pas totalement détruits Poudlard. Il suffirait de trois années de travaux environ, et… »
      D.LEWIS – « La question reste : pourquoi devrions-nous rouvrir Poudlard ? »
      H.LEWIS – « David, un jour j’aimerais que tu me laisses terminer mes phrases. J’y viens. »


    Une pause, durant laquelle Heather jeta un rapide coup d’œil à son audience : ils écoutaient tous attentivement, certains approbateurs, d’autres sceptiques.

      H.LEWIS – « Pourquoi, donc, devrions-nous rouvrir Poudlard ? Tout d’abord, parce qu’il s’agit d’une part de notre histoire : Poudlard est l’école de magie la plus célèbre qui ait jamais existée. Nous ne pouvons la laisser en ruines. Deuxièmement, voilà des décennies que nous vivons terrés dans les bois, là où nous avons été obligés de fuir… Rouvrir Poudlard serait un symbole de notre départ vers un avenir plus sûr. »
      MCNEAL – « Quel avenir, Lewis ? Celui que nous promettent les Centaures ? Voilà quinze ans que ces soi-disant Elus sont nés, quinze ans ! Et personne ne les a encore trouvé ! N’avez-vous pas encore compris ? Ils n’existent pas, et les attendre serait… »


    Un regard de la jeune femme suffit à le faire taire. Visiblement, elle n’avait pas apprécié ses paroles.
    Contrôlant sa rage, Heather Lewis reprit d’une voix calme :


      H.LEWIS – « Les Elus ont quinze ans, oui. Ce ne sont que des adolescents ; comment pouvez-vous, McNeal, supposer qu’ils soient prêts à nous guider ? C’est tout simplement ridicule. Ils sont encore en âge d’aller à l’école – ce qui m’amène d’ailleurs à mon prochain point. Puisque les Elus ont besoin d’être éduqués, la réouverture de Poudlard nous permettrait de les retrouver plus aisément qu’en parcourant les rues. »
      MCNEAL – « Peut-être, mais il s’agit également de la sécurité des élèves. Qui vous dit que les Moldus ne feront pas un nouveau raid, comme celui orchestré sur l’école de Salem ? »
      H.LEWIS – « Tout simplement parce que les Moldus nous croient morts, aussi morts que le Tigre de Bali ou la Roussette d’Okinawa. De plus, nous avons bon nombre de sorciers talentueux qui s’emploieront à renouveler les sortilèges de sécurité. »
      CLEARWATER – « Cela ne me semble pas suffisant, Mlle Lewis. »
      H.LEWIS – « Dans ce cas Votre Honneur, je m’engage à former suffisamment d’hommes pour protéger Poudlard et, si vous me le permettez, je passerais moi-même la première année là-bas. »


    Un sourire amusé toucha les lèvres du vieil homme, mais il ne dira rien et se tourna vers les autres membres du Conseil de Merlin.

      CLEARWATER – « Y a-t-il d’autres objections ? Non ? Et bien, procédons à un premier vote. »


    Le projet d’Heather Lewis fut voté à l’unanimité.
    En sortant, la jeune femme victorieuse fut retenue par le vieillard à la barbe blanche.


      JONAS – « Heather ? »
      HEATHER – « Oui, Jonas ? »
      JONAS – « Excellente idée. Tu féliciteras Jude de ma part. »


    Et Jonas Clearwater, Premier Membre du Conseil de Merlin, se mit à rire devant la mine scandalisée de sa collègue.
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MessageSujet: Re: Contexte & Intrigue Principale   Dim 2 Nov - 18:10

    I ère i n t r i g u e ;;____

    c h a o s à P o u d l a r d .____





    Poudlard, 2074, le Monde pense vivre dans la plus grande paix. Pourtant l’Ordre de Viviane est loin de croire de telles fabulations. Les Elus sont bel et bien au Château et nul ne connaît leurs identités. Elus issus de deux Prophéties qui s'opposent pour un même but, un même espoir… Le destin du monde magique comme moldu. Représentations terrestres de ces Bien & Mal si abstraits, de ces réalités immatérielles, les élus sont destinés à s’affronter dans un futur proche. Encore faudrait-il savoir qui sont-ils, et comment sont-ils prêts à affronter leurs responsabilités. Entre temps, chaque être humain doit subir cette incertitude. Des pions dans un grand jeu d’échecs. Et comme dans chaque jeu, il y a certaines règles qui sont tenues à être respectées.
    La date de la révélation de l’identité des Elus doit se faire à un moment précis. Or, en cas d’imprévu, une issue de secours s’offre aux Elus. Mais s’il est dit que ces deux adolescents seront révélés au grand jour en même temps, comment se peut-il qu’un tel incident survienne ?


    L’Ordre de Viviane a pour objectif de retrouver l’Elu du Bien afin d’avoir le plus de chances de continuer à faire régner la paix et le calme en ce bas monde. Mais si Heather Lewis a créé cet ordre, il n’est pas impossible qu’un « Mage Noir » en ait créé l’exact opposé. Pourquoi pas un regroupement de mages qui, comme l’Elue du Mal, haïraient l’espèce moldues, rêveraient de la domination sorcière, de la domination du sang. Pourquoi pas une bande de terroristes sorcière qui aimerait à étendre le chaos sur ces terres paisibles.
    Cette organisation serait elle-même la représentation terrestre d’une Prophétie Obscure. Nul n’en connaît l’exacte origine – on soupçonne que le fondateur de cet Ordre aurait assisté par hasard à la révélation de la Prophétie des Centaures ; décidant par la suite de constituer son propre groupe de rebelles. Un Mal encore plus puissant le contrôlerait, l’incitant à s’exécuter.

    Quelques années plus tard, cette organisation sera tombée sur une cité abandonnée dans laquelle se trouveraient des ouvrages "maudits" – la fameuse issue de secours pour les Elus. Bien que la Prophétie Obscure ne puisse pas intentionnellement révéler Vivien, ses subordonnés n'ont pas fait de telles promesses. D'ailleurs ils ignorent qu'un tel pacte à été conclu, tout comme l'Ordre de Viviane. Pour eux, c'est la Providence qui les a envoyés dans cette cité.
    Ayant finalement réussi à décrypter un passage de cette prophétie « de substitution » qui indiquerait que les Elus se trouveraient à Poudlard, cet Ordre Obscur décide d'envoyer un homme à Poudlard pour mettre en place l’ « accident » qui révélerait l’Elu du Bien au monde.





    gazette des sorcier, 15 Novembre 2074.

    « PHENOMENE A POUDLARD. DISPARITION D’UN ELEVE. LE MONDE SORCIER EN DANGER. LE GOUVERNEMENT NOUS CACHERAIT-IL DES CHOSES ? »






    Cain Rosario a disparu le même soir de la révélation de Vivien Dutchsman au grand jour. Le Serpentard est lui-même à l’origine de cet évènement. Les quelques élèves ayant témoigné pour la Gazette des Sorciers, signalent que Rosario semblait dans un état second. « Des flammes dans ses yeux. » Interprétation bien romantique d’une fatale réalité. On ne pourra le nier longtemps. « Imperium ». Ce mot qui nous titille tous. Professeurs et élèves restent encore discrets à propos de la grande révélation. Heather Lewis incite encore une fois chacun à garder son calme. Le silence est maintenu pour l’instant et jusqu’à ce que les différents membres de l’Ordres parviennent à recueillir des témoignages cohérents.

    Eh oui, vous l’aurez bien compris, le mystère autour des Elus n’en est désormais plus un. Victime de l’Imperium exercé par le fondateur de l’Ordre Obscur infiltré au château, Cain Rosario a révélé en plein dîner ce que tous attendaient. Plusieurs versions sont alors citées. On dit que Vivien aurait été entouré d’un halo brillant. Certains disent l’avoir vu s’élever à quelques centimètres du sol, resplendissant, intimidant. Le Serpentard aurait eu une allure effrayante, sa baguette pointée contre l’Elu, cette lueur diabolique dans les yeux. Des formules prononcées, des murmures incompréhensibles, une langue étrange, de vieilles légendes celtiques, une impression de fourchelang… Nul n’a jamais été confronté à un tel accomplissement de l’étendue du Mal.
    Suite à cet évènement l’élève a disparu. On ne sait où, ni comment. Est-il encore vivant ? Le malfaiteur à l’origine de cet évènement l’a-t-il tué ? Cain est-il depuis toujours membre de cette bande de terroristes ? Les avis sont partagés. Que penser ?

    Bah. Pour l’instant, le Monde Magique a trouvé son premier Elu. L’Ordre de Viviane a désormais une marge importante de temps et d’avance face au Mal. Vivien saura-t-il affronter cette épreuve ? Quel regard portent les élèves face à cette révélation ? Et puis…

    Réussiront-ils à maintenir le calme dans de telles circonstances ? Bien & Mal, la lutte est désormais bien proche.



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MessageSujet: Re: Contexte & Intrigue Principale   Mar 17 Fév - 16:27

E p i s o d e u n ; d e a t h o f a h e r o in


Dimanche 1er décembre 2074

      LEWIS - « Jude ! »

    Du fauteuil où il était installé, Jude ne répondit pas tout de suite. Absorbé tel qu’il l’était par son livre, il n’appréciait pas particulièrement qu’Heather vienne le déranger dans sa lecture. Surtout qu’à voir son visage orné de cernes, il devina qu’elle avait une annonce importante à lui faire. Une annonce qui, visiblement, l’avait empêchée de dormir de la nuit. Jetant un coup d’œil à son amie, Jude confirma ses doutes en croisant le regard fiévreux de la jeune femme. Aucun doute, elle avait trouvée une nouvelle façon de s’attirer des ennuis – pour changer. Et quelque chose dans son regard lui disait qu’elle souhaitait l’entraîner dans ses aventures afin qu’il puisse la tirer du pétrin, le moment venu. Non, les aventures des personnages fictifs Gervaise et Coupeau lui semblaient bien plus attrayantes.
    Seulement, Heather insistait, et finit par poser une main sur son livre, l’empêchant ainsi de lire. Jude eut un soupir – il aurait du savoir qu’elle n’abandonnerait pas aussi facilement. Levant son visage vers l’Animagus, résigné.

      MONTGOMERY - « Hmm ? »
      LEWIS - « Faut qu’on y aille. »
      MONTGOMERY - « Où ça ? »
      LEWIS - « Chercher le disparu – Rosario. »
      MONTGOMERY - « Y a déjà toutes les équipes du Département des Investigations qui sont sur le dossier, en quoi est-ce qu’on pourra les aider ? »
      LEWIS - « On ne doit pas les aider. On doit le trouver avant eux. »
      MONTGOMERY - « Ah, et pourquoi ? »


    Jude haussa un sourcil, affectant une expression amusée. Ça y est, Heather avait perdu la raison. S’engager dans une course contre le D.I. pour retrouver un jeune Serpentard, c’était insensé, pour le moins dire. L’organisation était au service de l’Etat sorcier – les empêcher d’atteindre leur but reviendrait à… aller à l’encontre de la volonté du gouvernement.
    Ce qui, aux dernières nouvelles, n’était pas tout à fait légal.
    La proposition d’Heather avait pris le jeune homme de court et, malgré son regard rieur, il était tout ce qu’il y avait de plus sérieux. Si Heather Clarissa Lewis, politicienne de renommée et l’un des plus fidèles serviteurs du gouvernement proposait de trahir celui-ci, c’était que l’heure était grave. Beaucoup plus grave que ce que pouvait bien penser la presse et le peuple. Pour eux, il ne s’agissait que d’un phénomène ‘magico-magnétique’ comme avaient fait courir les membres de l’Ordre de Viviane, suite aux ordres de leur chef. Mais entre dissimuler la vérité pour protéger l’Elu et s’interposer entre Rosario et le D.I., il y avait une énorme différence. Une différence identique à celle entre les honnêtes hommes et les criminels.
    Heather pu lire tout ceci dans le regard peu convaincu de son meilleur ami, et sa frustration ne fit qu’augmenter. Lui, au moins, aurait dû la croire – car si Jude Montgomery ne faisait plus confiance à Heather Lewis, alors qui la croirait ? Personne. Elle se verrait internée en urgence si elle confiait son plan à qui que ce soit d’autre. Seuls ses hommes accepteraient d’aller aussi loin, et elle ne souhaitait pas leur attirer d’ennuis. Beaucoup d’entre eux avaient des familles, des femmes, des maris, des enfants… Non pas que Jude soit sans amis, non. Simplement, c’était le seul en qui elle pouvait se fier sans s’inquiéter. Son Jude était fort, il s’en tirerait toujours, quoiqu’il leur arrive.
    Encore fallait-il le convaincre. La Lewis se tourna vers l’autre, comblant le vide qui les séparait en une fraction de seconde, le regard enflammé.

      LEWIS - « Réfléchis, Jude ! Rosario disparaît juste après avoir causé un accident qui révèle que Vivien est l’Elu. Ça ne te semble pas bizarre ? Ça ne peut pas être une fugue. C’est bien trop pratique – on a voulu le faire disparaître ! »


    En y réfléchissant bien, Jude ne put qu’acquiescer. Oui, c’était étrange, cette disparition. Il y avait de toute évidence un lien entre ces deux événements. Mais quel était l’intérêt de partir à la recherche du Rosario ? Le jeune homme, bien qu’ayant fermé son livre, resta sceptique. C’était bien gentil de s’imaginer des adversaires maléfiques tapis dans l’ombre, mais on ne pouvait pas accuser n’importe qui. Il fallait rester réaliste, et garder la tête sur les épaules.

      MONTGOMERY - « Qui ça, ‘on’ ? »
      LEWIS - « C’est ce qu’on doit découvrir. C’est plus qu’un accident, Jude. Quelqu’un a intentionnellement révélé Vivien au monde. La question est : qui ? Et pourquoi ? »

    Elle marqua une pause, laissant à Jude le temps de comprendre où elle voulait en venir.
      MONTGOMERY - « Tu veux dire que Rosario serait de mèche avec ces fameux inconnus, et qu’il les aurait aidé à organiser ce fameux… incident ? »
      LEWIS - « Non, pas de mèche. La description faite par son entourage est trop précise pour cela : il est sous l’influence de l’Imperium. C’est pour ça qu’on doit le retrouver : il a sans doute reçu l’ordre de se cacher quelque part. Si on le découvre et qu’on le délivre de ce sortilège, on en saura beaucoup plus sur l’auteur de cet acte et pourquoi il agit. »
      MONTGOMERY - « Et on ne peut pas laisser le D.I. se charger de le retrouver parce que… »
      LEWIS - « Parce que tout ce qui touche à l’Elu nous regarde, Jude. C’est la raison pour laquelle l’Ordre existe. Or cette affaire fait plus que toucher la Prophétie – elle la dévie. Ce n’est pas comme ça que cela aurait du se passer. C’est trop tôt ! »
      MONTGOMERY - «»
      LEWIS - « S’il te plaît, Jude. J’ai besoin de toi. »


    Pendant un long moment, Jude Montgomery ne répondit rien. Il se contenta de dévisager longuement l’expression suppliante de sa meilleure amie, impassible. Celle-ci s’était emparée de ses mains, et les tenait fermement, crispée dans une position implorante. Avec un dernier soupir, Jude acquiesça. Il n’en fallut pas plus pour que le visage de la jeune femme ne s’éclaircisse d’un énorme sourire, et elle pressa les mains de son ami entre les siennes.

      LEWIS - « Merci, Jude ! »
      MONTGOMERY - « De rien. J’allais pas te laisser trahir le gouvernement sans moi quand même… »
      LEWIS - « Haha, très drôle. Bon, je t’attends en bas dans cinq minutes. Tu as gardé tes affaires de camping ? »
      MONTGOMERY - « … J’en conclue qu’on va se la jouer Robin des Bois pendant quelque temps? »
      LEWIS - « Tu as tout compris ! »


    Si seulement ils savaient combien ces paroles se révéleraient véridiques…
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MessageSujet: Re: Contexte & Intrigue Principale   Mar 17 Fév - 19:08

samedi 7 décembre 2074

      KLARKE - « Entrez, je vous en prie. »


    La porte du bureau s’entrouvrit pour laisser passer une ombre muette, avant de se refermer avec un claquement sec qui retentit dans le silence de la pièce. Ni l’occupant de la salle ni son invité ne s’en formalisèrent, et l’ombre resta debout dans l’entrée, attendant visiblement quelque chose.
    Au bout d’un instant, la voix s’adressa à elle d’un ton neutre :

      KLARKE - « Assieds-toi, Lloyd. »


    L’homme à capuchon noir s’exécuta et s’installa dans un fauteuil de velours vert étrangement similaire à un crapaud. Bien que gardant un silence respectueux, il paraissait étrangement à l’aise, comme s’il était lui-même le propriétaire de la maison. Les mains croisées sur ses genoux, les jambes étirées loin devant lui, sa canne à pommeau d’argent posée sur le côté, il attendait d’un œil tranquille un signe de la part de l’homme à la fenêtre. Si la lumière avait été assez forte, on aurait pu voir les traits poupins de son visage, bien jeune encore, et dont la douceur était si féminine qu’elle faisait douter de son sexe pendant un bref instant. Il avait les lèvres rouges et pulpeuses des enfants riches à qui l’ont n’interdit rien, et qui, à force d’être gavés d’amour et de cadeaux, n’ont jamais pu dépasser leur caprices d’enfants pour grandir et devenir des hommes. Si on l’avait embrassé, on aurait pu remarquer que ses lèvres avaient le goût des pommes d’amour, ces gourmandises de fête foraine couvertes de sucre dont les enfants raffolaient. Ses cheveux blonds tombaient en boucles autour de son visage de chérubin, doux et soyeux comme ceux d’une jeune fille, encadrant ses joues rosées avec leurs reflets d’or. Il portait une robe de sorcier d’un beau vert brodé d’or et dont les motifs dessinaient des bêtes fabuleuses sur l’ensemble du tissu, semblant se mouvoir à chaque geste de l’homme. Sous les plis de sa robe on pouvait apercevoir des souliers de cuir noir si vernies qu’on aurait pu s’y voir dedans, si on avait voulu. Sans doute un elfe de maison avait-il ciré sans relâche ces belles chaussures afin que son maître puisse les salir de nouveau avec cette égoïste insouciance qu’est celle des enfants gâtés.
    Oui, ces enfants-là n’attachent que peu de valeur à ce qui les entoure. L’or, les joyaux, la soie, le bois, l’amour, la vie… Toutes ces choses sont bon marché pour ces êtres-là, alors que d’autres triment toute leur existence durant pour n’en posséder ne serait-ce qu’une. Mais à force de recevoir tout ce que l’on veut, le simple fait de désirer devient ennuyeux. Sans désir, il n’y a pas de valeur, le prix devient négligeable. Vivre cette vie de luxe est soudain monotone, répétitif, peu enthousiasmant. C’était ce dégoût et cette indifférence que l’on pouvait lire dans les orbes blasés du jeune homme, leurs teintes bleues ciel sans lueur de vie, comme les yeux d’une marionnette.

      KLARKE - « Quelles sont les nouvelles, Lloyd ? »
      LLOYD - « Lewis et son acolyte ont quitté Poudlard il y a bientôt une semaine ; mes hommes me l’ont confirmé ce matin. »
      KLARKE - « Ils ont laissé l’Elu sans défense après sa révélation ? »
      LLOYD - « Non, plusieurs hommes le surveillent jour et nuit. Mais ils doivent faire attention à ne pas être remarqué par les élèves ou les hommes du gouvernement. »


    L’homme à la fenêtre resta un long moment silencieux, pensif. Son camarade ne dit plus rien, s’amusant à tracer des dessins dans le velours de son fauteuil, y prenant même un plaisir enfantin. Visiblement, Lloyd savait encore tirer quelques rares divertissements du monde qui l’entourait.
    Au bout d’une demie-minute de silence, le blond se décida enfin à prendre la parole.

      LLOYD - « J’ai peut-être une idée, Klarke. »
      KLARKE - « Vas y, je t’écoute. »
      LLOYD - « Aujourd’hui, Poudlard ferme pour deux semaines – le temps des vacances de Noël. C’est d’ailleurs pour cela que mes hommes ont pu s’éclipser. D’après eux, Vivien était parmi les élèves rentrant chez eux durant ces vacances. »
      KLARKE - « Et alors ? On ne peut rien faire tant qu’il est avec sa famille – ce serait trop dangereux. »

    Lloyd eut un geste d’impatience. Il détestait qu’on le prenne pour un idiot.

      LLOYD - « Je le sais bien. Simplement, le Poudlard Express n’est pas le train le mieux protégé du monde. Outre la dame au chariot et le conducteur, il ne s’y trouve que les professeurs de Poudlard, les hommes du Ministère étant resté à l’école durant les vacances. »
      KLARKE - « Continue, tu m’intéresses… »
      LLOYD - « Il y a au moins cinq heures de voyage entre le départ de la gare d’Oak’s Hollow et l’arrivée à Poudlard. C’est une marge de temps plus que suffisante pour orchestrer une… fugue adolescente, si l’on le souhaitait. »
      KLARKE - « Tu pourrais organiser cette… disparition ? »
      LLOYD - « Evidemment, sinon je ne t’en parlerais pas. »
      KLARKE - « Et les hommes de Lewis ? »
      LLOYD - « Ils ne lui seront d’aucune utilité. »
      KLARKE - « Bien, mais deux disparitions en moins d’un mois, c’est tout de même suspect… »
      LLOYD - « Et bien, peut-être est-il temps de révéler l’Ordre de Viviane au grand public. Après tout, le peuple a le droit à des explications. »


    Il y eut un silence, le temps qu’une servante n’entre leur apporter du thé et des pâtisseries. Lorsqu’elle eut disparu, Klarke se retourna vers son ami.

      KLARKE - « Veux-tu savoir ce que je pense de Voldemort, Lloyd ? »
      LLOYD - « Pas particulièrement, mais puisque tu comptes m’en faire part quoi que je dise… »

    L’homme eut un rire, sa gorge déformant le son de façon à ce qu’il ressemble davantage à l’aboiement d’une hyène qu’autre chose.

      KLARKE - « Tu as raison. Mais tu devrais m’écouter, sans doute apprendrais-tu quelque chose… » Il fit une pause. « Voldemort était un sot, Lloyd. Certes, un sot puissant, mais un sot tout de même. Il était tellement obsédé par cette prétendue pureté du sang qu’il en a oublié l’essentiel : ce n’est pas le sorcier qui choisit la baguette, mais la baguette qui choisit le sorcier. Par conséquent, toute personne possédant une baguette magique est un sorcier à part entière, quelles que soient ses origines. La magie l’a jugée digne d’elle, et personne d’autre qu’elle n’a le droit de prendre cette décision. »
      LLOYD - « Bien. Et alors ? »
      KLARKE - « Et alors, Voldemort a cru que tous les sorciers dont le sang n’était pas ‘Pur’ n’étaient pas de vrais sorciers. Grossière erreur ! En voulant les éradiquer, c’est lui qui a été détruit. La magie n’apprécie pas que l’on aille à l’encontre de ses décisions. »
      LLOYD - « Quel rapport avec la Prophétie ? »
      KLARKE - « La Prophétie, la Prophétie… Tu n’as que ce mot à la bouche ! Vraiment Lloyd, tout doit-il avoir un rapport avec cette satanée prophétie ?»

    Lloyd se dressa dans son siège, le visage blême.

      LLOYD - « Je te rappelles, Klarke, que sans cette Prophétie tu serais encore dans ta masure en plein désert à chercher comment reprendre les terres que les Moldus t’avaient volé ! »
      KLARKE - « C’est vrai, c’est tout à fait vrai… Si je n’avais pas trouvé cette tombe abandonnée, je ne serais pas ici aujourd’hui… »
      LLOYD - « Et si je ne t’avais pas fourni de quoi l’excaver, tu serais sans doute mort en emportant ses secrets avec toi. »
      KLARKE - « Encore une fois, tu as raison. Je te dois beaucoup, mon ami. Mais tu m’en dois tout autant, ne l’oublie pas… Enfin, oublions cela. Je te disais que Voldemort avait commis de nombreuses erreurs, des erreurs dont nous devrions apprendre. »

    Une nouvelle pause, durant laquelle Klarke entrouvrit la fenêtre, laissant l’air glacial de l’extérieur s’engouffrer dans la pièce déjà refroidie. Aucun des deux hommes ne réagit à la caresse gelée de ce vent, demeurant immobiles dans leurs positions respectives.
      KLARKE - « Tu comprends, ce ne sont pas les sorciers nés-Moldus dont il faut se débarrasser. Ils sont nos égaux et héritiers légitimes. »
      LLOYD - « Alors qui sont ses fameux ennemis dont tu nous parles si souvent ? »
      KLARKE - « La réponse n’est-elle pas évidente ? Les Moldus, Lloyd, les Moldus. Voilà ceux qui nous gênent ! Depuis le Moyen-Âge, ils nous ont forcé à nous cacher comme de vulgaires bêtes tandis qu’ils profitaient de ce qui nous revenait de droit ! Et lorsque nous osons à nouveau révéler notre existence, voilà qu’ils cherchent à nous exterminer de nouveau, nous qu’ils vénéraient autrefois ! »


    Klarke s’était éloigné de la fenêtre et approché de Lloyd. Celui-ci eut un mouvement de recul lorsqu’il entrevit le visage de son ami. S’il était jeune et beau, il était également indéniablement fou. Son visage sculpté comme le David de Michelangelo était martelé d’un millier de cicatrices qui défigurait sa peau d’albâtre et l’obscurité de la pièce semblait creuser de profondes crevasses entre ces marques brutales dont l’origine resterait toujours inconnue. Ses lèvres fines et pâles étaient tachetées d’écume sur les bords, comme un chien enragé et ses yeux – ah, ses yeux ! – fixaient son ami sans rien voir. Des yeux noirs, si noirs qu’on ne distinguait pas entre la pupille et l’iris, d’une profondeur si intense qu’elle semblait aspirer la lumière autour d’elle avec avidité. Deux trous noirs dans laquelle on ne pouvait rien lire. Si les yeux étaient les miroirs de l’âme, alors celle de Julian Klarke était morte il y avait de cela des années.
    Il n’est de folie plus terrifiante que la démence intelligente, se dit soudainement le blond poupin, alors que Klarke se penchait vers lui, un sourire effrayant accroché sur son visage autrefois angélique.

      KLARKE - « Tu comprends, Lloyd, continua doucement le fou, tu comprends maintenant ? L’Elu nous permettra de venir à bout de cette infamie ! Grâce à cet envoyé des dieux, nous allons purger le monde et alors, alors ! Nous prendrons notre position légitime en tant que dirigeants de notre monde ! »
      LLOYD - « Il y a deux Elus, Klarke. Qu’est-ce qui te fais croire que ce Dutchsman n’est pas celui que nous attendons ? »

    A ces mots, les yeux du jeune sorcier s’agrandirent d’horreur. Il poussa un cri plaintif, et s’empara des épaules de son ami pour le secouer avec force.

      KLARKE - « Non, non, non ! Dutchsman n’est pas l’Elu ! Il a la marque ! »
      LLOYD - « …La marque ? Klarke, les mangemorts n’existent plus de nous jours. »

    La lueur folle disparu des yeux de Julian aussi soudainement qu’une bougie qu’on éteint d’un geste. En un instant, il redevint froid et contrôlé, essuyant l’écume de ses lèvres avec un mouchoir brodé.

      KLARKE - « Qu’est-ce que tu racontes, Lloyd ? Je ne te parle pas de cette marque-là… Non, c’est son âme qui est marquée : il ne sera jamais l’Elu qu’il nous faut, qu’il faut à ce monde. S’il vient à gagner, alors nous pourrons dire adieu à tous nos rêves. »
      LLOYD - « Il ne gagnera pas, Klarke. Je te garantis que Dutchsman n’aura pas plus d’une semaine à vivre après le Nouvel An. »
      KLARKE - « Je te fais confiance, tu es meilleur stratège que moi. »
      LLOYD - « Je suis surtout plus sain d’esprit… » murmura Lloyd.


    Le reste de la soirée passa en un murmure. Ensemble, le millionnaire Ace Lloyd et son ami Klarke terminèrent les préparatifs nécessaires à l’exécution de l’opération Augurey. Finalement, onze heures sonna. Lloyd se leva et prit congé, avant de se diriger silencieusement vers la sortie.

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Le Destin
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MessageSujet: Re: Contexte & Intrigue Principale   Ven 20 Fév - 1:56

    Noël à Poudlard aurait dû être une occasion de célébrer la réouverture de la célèbre école dans l’amour de son prochain. Au départ, c’était ce à quoi on s’attendait : le plafond scintillait de chandelles et des guirlandes enchantées s’enroulaient autour des armures, des rampes d’escaliers, des tables, bref, partout où elles pouvaient ses loger. Dans la Grande Salle, l’énorme sapin de Noël se couvrait chaque matin d’une couche de neige pour le plus grand plaisir des premières années qui s’amusaient à en secouer la poudre blanche sur la tête des élèves assez fous pour passer à côté d’eux. Contrairement aux années précédentes, les professeurs et le personnel n’étaient pas ceux qui avaient mis en place les décorations de Noël, mais bien les élèves, plus particulièrement un comité formé par des sixièmes et septièmes années. Et ils n’étaient pas peu fiers d’eux, ces jeunes sorciers. On pouvait les voir le visage rayonnant, le torse bombé, passant une main dans leurs cheveux soigneusement ébouriffés, profitant au maximum de leur quart d’heure de gloire.
    On avait dansé, on avait mangé, on avait échangé les cadeaux. Il y avait près de la moitié du château autour de la table, de nombreux parents ayant jugé que c’était plus sûr pour leurs enfants.
    Ironie du sort, Poudlard allait devenir l’endroit le plus dangereux du monde sorcier pour un adolescent. Mais cela, ils ne pouvaient pas le savoir.
    Le début de la fin eut lieu au moment où Clairen Dutchsman, directrice de Poudlard, se rasseyait après avoir prononcé son discours. En d’autres circonstances, Heather Lewis aurait été là pour faire son propre discours et faire rire les adolescents attablés, mais cela faisait déjà plusieurs semaines qu’elle avait disparu sans laisser de traces. Depuis, plus aucune nouvelle, outre une brève lettre adressée aux membres de l’Ordre, dans laquelle elle disait avoir trouvé une piste sur les mystérieux organisateurs du fameux accident. Mais ne dit-on pas, quand le chat n’est pas là, les souris dansent ?

    Personne ne su jamais quand ils étaient entrés, ni comment. Tout ce qu’ils purent dire, c’est qu’un instant, la fête battait son plein et l’instant d’après, une trentaine d’hommes formaient un barrage bloquant toute sortie de la Grande Salle. Plusieurs élèves crièrent, les Aurors sortirent leurs baguettes, visages impassibles. Ils avaient l’air blasé des gens habitués aux crises. Si seulement les quelques élèves évanouies avaient pu en profiter…
    Avant qu’un seul sort ait pu être lancé, un homme s’avança. Il était différent des autres, habillé de velours alors que ses camarades portaient du lin noir, son visage poupin rayonnant de chaleur et de confiance. Quelques élèves croisèrent son regard et il leur sourit bienveillamment, leur offrant le spectacle de son visage angélique. Le fameux Gilderoy Lockhart n’était rien comparé à l’effet qu’il eut sur les femmes présentes dans la salle. Suite à un geste de sa part, ses hommes rangèrent leurs baguettes, surveillant silencieusement leurs captifs. Après un instant d’hésitation, les Aurors en firent de même, sans être rassurés. Ace Lloyd – et oui, vous l’auriez reconnu – s’approcha de l’estrade où se tenaient les discours, et y sauta gracieusement. S’approchant du pupitre, il adressa un sourire à son public.

    « Chers élèves, je souhaiterais m’excuser de mon arrivée… surprenante. Croyez-moi, j’aurais préféré entrer par la porte d’entrée, mais je n’avais pas le temps. » Il fit une pause, surveillant son audience. Tous l’écoutaient avec attention, comme prévu. Et vive les entrées dramatiques. « Vous devez sans doute vous demander qui je suis. Très bien : je me nomme Ace Lloyd, fils de Jensen Lloyd, ancien Membre du Conseil. Certains d’entre vous auront entendu parler de mon père.
    Si je suis ici aujourd’hui, ce n’est non pas en tant que fils de ce dernier, mais en qualité de président adjoint du Bureau des Affaires Intérieures - et membre de l'Ordre du Phénix. J’ai ici un mandat d’arrêt au nom de Heather Clarissa Lewis pour haute trahison, terrorisme et meurtre présumé de Cain Rosario.
    »

    Regards incrédules de la part de l’assemblée, ponctués de quelques cris surpris. Lloyd, avec calme, sortit le papier et le tendit aux chefs des Aurors. Celle-ci pris le mandat et le lu plusieurs fois. Finalement, trop choquée pour articuler un mot, elle le rendit à Lloyd, qui le rangea dans la poche de son manteau.

    « Heather Lewis est à la tête d’une organisation terroriste nommée l’Ordre de Viviane que nous surveillons depuis plusieurs années. Ils sont entrés en contact avec les gouvernements Moldus et comptent révéler l’emplacement de Poudlard à ces derniers. De ce fait, mes hommes et moi allons rester ici, dans le cas où il serait trop tard pour arrêter ces terroristes. »

    Voilà où en est le monde magique : Ace Lloyd a pris le contrôle de Poudlard pour des raisons ignorés ; Heather C. Lewis, espoir d’une génération, est recherchée par la police pour terrorisme et meurtre présumé de Cain Rosario. Le nouvel Ordre du Phénix a terni les plumes de son symbole avec de la suie et des cendres, camouflant son ignominie sous des discours rassurants. Le monde magique est en émoi, ne sachant où donner de la tête. Qui croire ? L’Ordre, dont la bravoure face au Lord Voldemort parle d’elle-même ? Ou les rares supporters de Lewis, peu convaincus par cet inconnu au sourire étincellant? Mais comment affirmer ses opinions alors que l’Ordre de Viviane, jusque là inconnu de grand public, est considéré comme la nouvelle armée de mangemorts?
    Et voilà qu'avec chaque seconde qui passe, l'Elu s'approche davantage de sa perte...

Que va-t-il se passer?
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