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 past of a bloody dream

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MessageSujet: past of a bloody dream   Lun 1 Sep - 21:25


Past of a bloody dream. just curious.
Réservé Aurélien_




- « Et là, elle a découvert que ses jolies petits cookies avaient fondus au soleil tout en se mélangeant à la terre. T’aurais vu la tête de cette pimbêche ? A mourir de rire. Franchement, pour qui se prenait-elle avec… »- « Et bien, Miss Leighton ! Mon cours est-il à ce point incomplet qu’il ne vous faille le compléter. Mais faites donc, je vous en prie. »

Gloups, Sara venait de se faire pincer. A dire vrai, tout ceci était plutôt habituel pour la jeune blonde. Arborant son plus beau sourire, la Poufsouffle n’arriva pas à combler son cas. Le professeur de Sortilèges l’avait dans le collimateur désormais. Qu’importe l’école où elle se trouvait, Sara était une incorrigible pipelette qui testait toujours ses professeurs. A Salem, elle était surtout connue de la salle des professeurs que des élèves. Quoique… les deux allaient souvent de paires. Assise aux côtés de sa meilleure amie, Emily s’adossa à son siège tout en croisant les bras en tentant de voir comment cette dernière allait pouvoir s’en sortir. Derrière les deux jeunes filles se trouvaient Bastien et Mike. Autant le premier tentait de se retenir de rire en baissant la tête et imitant une vieille toux, autant Mike était habituel à lui-même : toutes expressions closes. L’excuse de Sara passa pour cette fois-ci. Peut-être parce qu’il s’agissait du tout premier cours. Surement même. Mais désormais, la jeune fille allait être fichée comme une criminelle. La cloche finit par sonner en libérant les élèves. Rassemblant ses affaires, notre joyeuse bande d’amis sortie à la suite des élèves dans une euphorie partagée.


- « On va voir de quoi à l’air le parc ? »
- « Allez-y sans moi ! J’ai plutôt envie de voir la bibliothèque. »
- « Quoi ? Oh par Merlin, l’air anglais ne lui fait vraiment pas de bien… C’est notre premier jour et elle pense déjà à aller s’enfermer avec un tas de vieux bouquins poussiéreux plutôt que de suivre ses amis au grand air. Que ce jour soit damné ! »
- « Vous devriez faire du théâtre, Miss Leighton ! »
- « Gloups… »

Eclat de rire de la part des amis. Le professeur de sortilèges venait de sortir de sa classe au moment où Sara lançait sa tirade tragique. Fichée disiez-vous ? Et bien, vous pouvez y rajouter les empreintes et les fiches dentaires. La pauvre… Ce n’était décidément pas son jour. S’éloignant en reculant tout en saluant ses amis d’un signe de main, Emily se dirigea vers les interminables couloirs de Poudlard. Bien entendu, il valait sans dire que la jeune fille n’avait pas réellement le sens de l’orientation. Surtout quand elle n’a pas conscience que les escaliers bougent en n’en faisant qu’à leurs têtes. Ce qu’elle découvrit sans tarder. Du troisième étage, elle arriva n’importe où… mais pas au quatrième, où se trouvait la bibliothèque. Où était-elle ? Elle n’en avait aucune idée. Aucune. Errant dans le couloir inconnu, Emily s’approcha discrètement des tableaux. Leurs habitants étaient inhabituellement calmes. A Salem, ca piaillait de partout et dans tous les sens. Emily alla même jusqu’à taper contre un cadre afin d’en réveiller un qui se mit à lui volciférer au visage. Reculant brusquement, la jeune fille sursauta en pestant à son tour. Mais qu’avait-il donc tous ici ? A être si taciturne, si mélancolique, si colérique.


* Ca ne te rappelle personne ? Réfléchis un peu… Tu ne peux leurs en vouloir po’*
* Ferme-là toi !*
* Impossible… car je suis Toi… *


Parler avec sa conscience. Emily ne connaissait rien de plus désagréable. Surtout quand on n’est pas en accord avec cette dernière.

- « Tiens, qu’est-ce ? »

Une porte était légèrement entrouverte d’où s’échappait un reflet bleuté. Cela ne pouvait être les rayons du soleil qui passaient au travers d’une fenêtre, mais alors de quoi s’agissait-il ? Poussant la porte d’une main, Emily resta dans le couloir afin de passer la tête la première. Ses années à Salem lui avaient appris à se méfier des portes entrouvertes. Elles semblent vous attirer à l’intérieur pour que quelqu’un finisse par vous y enfermer furtivement. Les élèves ne sont pas tous gentils entre eux. L’école ressemble à une grande jungle où seule la loi du plus fort semble régner. Tous se marchent dessus tout en prétendant être « amis ». C’était d’un pathétique. Tous étaient-ils comme cela ? Aussi fourbes ? Non, pas vraiment… Pas tous. Plusieurs vitrines siégeaient dans la salle. De quoi s’agissait-il ? Entrant discrètement et prudemment comme une petite souris, Emily semblait glisser sur le sol. Avançant doucement, elle passa son regard sur les différentes vitrines. Certaines étaient dénudées de tout support mise à part un recueil de poussière tandis que d’autres comportaient quelques médailles plus ou moins en mauvais été ou quelques coupes où des chocs apparents étaient visibles. Mais ce qui attira Emily fut une coupe beaucoup plus grande et colorée que les autres. Scintillante de bleue, elle semblait avoir été conservée par les intempéries et les années. Enfin, c’était la seule en aussi bon état. Une fine inscription était visible sur la partie en bronze mais la jeune Poufsouffle dût se pencher en avant afin de mieux l’apercevoir. Plissant les yeux, elle parvient à en lire quelques mots.


- « Coupe… coupe des trois sorciers. Pourquoi des trois sorciers ?
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MessageSujet: Re: past of a bloody dream   Mer 3 Sep - 4:38

    « Auré, réveille, t’es encore en retard! »
    « Uh…Quoi? Bordel, mais y’est quel heure, là? »
    « Bah, l’heure des cours. J’te secoue depuis une demi-heure. Tu t’es enfilé quoi, hier? Deux bouteilles? »
    « Nah, qu’une. Et puis, de quoi tu te mêle? »
    « Auré… »
    « La ferme. »

    Ouais, bon, pour la gentillesse, on repassera. Mais ce n’est pas tout le monde qui est commode le matin, après une soirée assez…arrosée. Le jeune homme fît un clin d’œil à son copain, histoire de lui montrer que d’ici quelques heures, il implorerait sûrement son pardon. Ce qui était fort probable, étant donné que le serpentard admettait sans difficulté ses tords. Non pas qu’il ne soit pas orgueilleux...Disons seulement que, chez le vert et argent, ce défaut n’était pas prédominant. Les remords. Une émotion puissante et destructrice, dangereuse et inhalatrice. Elle consume les sages réflexions, anéantis les sagaces refus. Conduit à la défaillance des personnes innocentes, anéantis avec force et précision les êtres faibles. La culpabilité peut se montrer raisonnable, si elle n’est pas dirigée avec des intentions malhonnêtes. Car instaurer les regrets dans un esprit qui ne connaît que la haine pourrait mener à un anéantissement complet de ce persécuteur. La folie dévaste alors l’homme, le menace de son dard de componction. Et si les excuses ne sont pas acceptées, si le repentir devient un poids pour celui qui le garde enfouis en lui, la vésanie sème son venin, jusqu’à la mort du malheureux. Le pardon? Un mot représentatif des fautes des uns et des autres, des lettres emplis d’un tel sens et d’une telle puissance qu’ils échappent parfois à l’humain qui bafoue sa signification. Par lâcheté, par désir de ne pas laisser tomber la rage iconoclaste, pour contenir la colère. Mais à quoi bon se venger, si ce n’est pour obtenir une rétraction n’équivalent nullement à la situation avilissante?

    Le vert et argent sauta de son lit, serrant les dents face au mal fulgurant qui semblait vouloir compresser sa tête, comme un étau sans merci, mener par un bourreau assidu. Il s’était pourtant promis, sur le quai. De ne plus boire, à Poudlard. Car la boisson faisait de lui un mercenaire, un être sadique et incontrôlable. Oui, l’alcool, dans son cas, faisait ressortir ses penchants les plus abominables. Sa seconde nature, celle enfouie dans le coin obscur de sa personne. À savoir le caractère de son père. Dire qu’il était en permanence ivre aurait été exagérer le situation. Car il se contrôlait. Faisait des efforts, pour arrêter. Sauf que parfois, la douleur de l’âme est trop intense. Et pour rester heureux, serein, paisible…Il n’y avait qu’une solution. Même si celle-ci était rarement sans conséquence.

    Un pantalon qu’on enfile à la hâte, ainsi qu’une chemise. Boutonné en désordre, laissant apercevoir le haut de son torse. Volontairement. Ses cheveux, en pétards, comme d’habitude. À quoi bon tenter de coiffer un truc qui de toute façon, resterait semblable à ce qu’il est ? Il saisi son badge, avant de descendre, en bousculant le généreux copain, les marches du dortoir. De toute façon,dans le mesure où sa conscience réfutait ce que disait sa bouche et qu’il était victime de sa propre idiotie, la culpabilité revient à son subalterne sensé guider son esprit vers des progressions logiques, pas vrai? Euhm… Ouais. Bon. Laissons cette phrase de côté car pour l’heure, sa complexité dépasse largement les capacités de notre p’tit Aurélien.

    Il passa en trombe dans la salle commune, envoyant paître sur le sol quelques garçons s’étant mis à travers sa route. Car étrangement…le serpentard n’aimait pas manquer des cours. Passer ses journées à boire, à fumer, et à emmerder les voisins ? Nah, ce n’était pas ce qu’il voulait. Il prévoyait un avenir éclatant, dans le bien et l’intelligence. N’empêche, pour y parvenir, il allait devoir se débarrasser de son mauvais penchant. Ce qui n’était pas près d’arriver. Quelques marches descendues à toutes vitesses, d’autres déboulées sur les fesses…Bienvenue dans la vie d’Aurélien McNeal, alcoolique anonyme qui s’fout profondément de ce que pense les autres. Sauf quand la dérision concerne ses copains…Alors là…

    Il arriva enfin devant la porte de son cours, haletant. À croire que le hasard avait décidé de se moquer de lui, car la leçon était déjà terminée. Auré soupira, reprenant le même chemin, à sens inverse. Deux fois. Qu’il ratait métamorphose. Ce qui n ‘était pas une bonne chose pour ses études…Et puis, il devait prouver son sérieux, à Heather. Avec des notes comme Troll et Absent car il est ivre…Disons qu’on peut faire mieux, pour impressionner le chef du clan de Viviane. Les potes qui passent, habitués à ses retards. Se reprendre en main, laisser tomber l’alcool. Il était à Poudlard, bon sang ! Pas à Oaks’Hollow…Quelques sourires, échangés avec la gente féminine… Le serpentard bifurqua vers la droite, bien décidé à errer dans les couloirs jusqu’à ce que son ventre crie famine. Où qu’il n’aperçoive une porte ouverte. Ce qui fût exactement le cas.

    On dit souvent que s’engouffrer dans une pièce inconnue n’est pas une chose conseillée. Or, comment découvrir de nouveaux lieux, si ce n’est en faisant preuve d’imprudence et de désinvolture ? De toute façon, Auré n’était pas un modèle à suivre…On aurait pût dire que le garçon avait été immédiatement captivé par les trophées, artefacts d’une civilisation s’ayant détruite par sa convoitise…Mais la vérité était que, sitôt rentré, le vert et argent avait porté son regard sur la belle blonde, au fond de la salle. Sans doute avait-elle était attiré par la perpective de découvrir un endroit inconnu…Qu’importe. Il prit plaisir à l’observer, terré dans l’encadrure de l’ouverture.
    Vicieux ? Allons, n’exagérons rien…Car il y aune large différence entre regarder et dévisager. Le fin collectionneur dénote les particularités d’une œuvre, apprécie ses qualités visibles, en fait l’éloge. Le pervers décortique le corps humain, y voit un objet de désir plutôt qu’un spectacle, dans son ensemble. Ce qui n’était pas le cas de notre Aurélien. Et puis, étrangement, sans qu’il ne puisse dire pourquoi…La vue de cette jeune fille lui évoquait de vagues souvenirs. N’empêche, les images étaient trop floues, et chercher à les comprendre aurait été une erreur. La voix. Qui se questionne à voix haute. Et le jeune homme, qui dans son altruisme et son envie de converser, prend la parole à son tour, sur un ton davantage doux que hautain :


    « Car à l’origine, le tournoi, où cette coupe est attribuée, oppose trois sorciers, venant chacun d’une école différente. »

    Peut-être que, s’il s’était souvenu de ce qu’il avait fait, ou avait tenté de faire, un soir, dans un pub, il n’aurait rien dit. Ou qu’inversement, il aurait demandé pardon. Difficile à dire, vu que parfois, Aurélien est un vrai con. Comme en ce moment . Oui, le serpentard aurait dût se taire. N’empêche, il ne savait pas. Qu’ivre, il était véritablement le monstre qu’il ne voulait pas être.
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