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 L'alcool nuit gravement à la santé. (Ed')

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MessageSujet: L'alcool nuit gravement à la santé. (Ed')   Mar 2 Sep - 20:02

    Naître pour mourir. Exister pour détruire. Aimer pour haïr. Des adversaires, qui s’assemblent, pour former un tout bien défini dans l’univers. Si les antagonistes sont en somme, liés, peut-on dire que le visible n’est qu’un leurre pour camoufler la vérité? Espérer pour croire. Abandonner pour voir. Le réel n’est qu’une particularité, utilisé à tord par l’homme qui cherche à fuir ce qu’il ne peut pas comprendre. Il suffit pourtant d’un raisonnement, pour enclencher le long processus d’une réflexion lourde en sens. Perdre contact avec la vérité. S’évaporer dans un univers obstrué par les mensonges d’un langage condamné. Faut-il être aveugle, pour enfin visualiser ce que nos yeux cachent à notre esprit? Doit-on devenir sourd, pour saisir les gestes d’affections et de troubles dans toutes leurs intégralités? Penser, c’est savoir. Raisonner, c’est faire preuve de sagesse. Non pas que l’érudit soit réellement honorable. Car les connaissances dégradent l’homme, l’enfonce dans un monde complexe où les études trop poussées l’étouffent. Ce n’est plus l’ignorance, mais l’orgueil. Non pas l’idiotie, mais une supériorité poussant le philosophe à se croire meilleur que son prochain. Trouver ses limites, savoir s’arrêter. Pour ne pas s’inhaler.
    Avant que la situation ne devienne incontrôlable. Garrotter la conscience comme on fait taire le chien, l’obliger à se confondre dans une décadence à l’issue faussement véridique. Brouiller la mémoire, l’astreindre dans les méandres d’un passé à la fois immémorial et proche. Pour ne pas se souvenir, s’assurer ainsi que les componctions ne sont qu’une malversation remis à une éternité condescendante. Oublier une journée qui n’aurait pas dût exister, omettre que la drogue obnubilant le sang n’est pas celle de l’esprit mais le long poison du cœur. S’égarer dans les vapes, là où les désirs sont des émotions et les sentiments, des futilités.

    Détachement du corps. Lorsque les pensées sont vagues et illogiques, vulgaires idéaux résidant temporairement dans un esprit embrumé. Quand le geste est routinier, quémandé par une nature qui ne pourrait résider dans la chair à moins d’être son antagoniste. Porter la bouteille à sa bouche. Respirer. Boire. Avaler. Tousser. Parce que le foutu système de respiration à oublié de faire son boulot. À moins que ce ne soit le cerveau, trop englué dans l’alcool, qui est omit de donner son commandement…Aurélien McNeal se leva avec difficulté, accompagné de sa chère boisson, à moitié-entamé. Quelques mômes lui lancèrent un regard apeuré, tandis qu’il sortait de sa salle commune. Oui, il avait bu. Pourquoi ? Difficile à dire. Mais ce n’était sans doute pas par désespoir, ni pour oublier un quelconque événement. En faite, il se souvenait surtout d’un pote, arrivant, hilare, avec l’objet tentateur. Et le vert et argent qui se l’approprie, prétextant une peine à noyer. Faux. En faite, il avait surtout envie de se prendre une bonne cuite.

    Le mec qui avance, errant dans les couloirs, à la recherche d’une proie. Habituellement, le garçon n’était pas un dragueur… Mais le gnôle foutait en l’air sa personnalité, perturbait sa stabilité. Lorsque le soleil montrait ses rayons et que sa clarté emplissait les pièces, brûlant les yeux des indignes amants et couvant comme une mère le sommeil des justes, il redevenait Aurélien, et ce Aurélien savait se montrer sage et réservé. Or, lorsque la lune éclairait avec impudeur des scènes sordides, montrant brièvement les lèvres roses des demoiselles et la blancheur de leurs poitrines laiteuses, l’homme était une bête, assoiffé par le désir , incapable d’une quelconque contrôle, si cela ne lui était pas profitable. Qu’elles s’écartent de son chemin, celles qui ne faisait qu’attiser le feu de la chair! Il jouait avec les étoiles, établissait des cartes du ciel sur le satin velouté des peaux qui l’amenaient là où le bonheur est amer et l’illusion, de courte durée. Le serpentard buvait le miel de leurs bouches, caressait le velours de leurs chevelures, y trouvait un refuge temporaire. Car rien ici-bas n’est éternel, le fiel de ces voluptés ne sont que des passages transitoires, une substantielle nourriture lui permettant de supporter, avec une légère décadence, les journées qui semblent vouloir se rallonger.

    Les cachots étaient vides, inanimés, comme un cadavre largué dans l’oubli avant même qu’il ne soit corrompu. Le serpentard bifurqua à gauche, prit une nouvelle gorgée. Avant de tomber face à un miroir. Bordel, depuis quand y avait-il cet objet reflétateur, et ce, dans les couloirs ? Le jeune homme ne poussa pas davantage ses réflexions, se contentant de s’observer en silence. Pour constater qu’il avait oublier de mettre une chemise et qu’il se baladait torse nu. Bon, d’accord, il avait eu la présence d’esprit d’enfiler un pantalon, mais n’empêche…Il soupira, passant une main dans ses cheveux, histoire de les redresser. Des bruits de pas. L’adolescent se retourna vivement, prêt à accueillir sa future victime. Un gars. Raté, meilleure chance la prochaine fois.

    Aller ailleurs, sortir du château. Pour échapper à cette sensation étouffante qui l’oppressait. Et la mauvaise impression que ce soir, il allait commettre une nouvelle bêtise. En général, Aurélien évitait de boire. Parce qu’il détraquait, complètement. Les gestes n’étaient plus les-siens , sa bouche se déliait pour prononcer des infamies…Un cauchemar, en somme. N’empêche. On ne cesse pas l’alcool simplement pour éviter les gueules de bois. De-même, le jeune homme tentait de se contrôler. En vain. On ne résiste pas. On cède. Les pieds qui se remettent en marche, le guidant vers un lieu qu’il connaissait vaguement. La lisière de la forêt interdite. Et le mec qui arrive, s’accote sur un arbre, regarde le château. Jusqu’à ce qu’il voit une ombre se diriger vers lui. Adieu tranquillité, bonjour problème.
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Edward O'Reilly
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MessageSujet: Re: L'alcool nuit gravement à la santé. (Ed')   Jeu 4 Sep - 19:48

    « Edward, mon Dieu ! »
    « Bonjour Mélanie. »
    « Qu’est-ce que c’est que cette chemise ? »
    « Laquelle ? »
    « Celle que tu t’apprêtes à enfiler. »
    « Ah, celle… Mais qu’est-ce que tu fais dans mon dortoir ? »
    « Je défend le bon goût. »
    « Elle est très jolie pourtant, cette chemise. »

    Mensonge total et absolu, très cher Edward. Il le savait bien, qu’elle était hideuse et ridicule sa chemise. Simplement, il avait des jours où il avait envie de dire au monde combien il était gay… Non, le dire serait un euphémisme : le crier sur les toits serait plus exact. Parce que la chemisette que le jeune Serpentard aurait voulu mettre – si la dénommée Mélanie ne lui avait pas arraché des mains, le laissant torse nu devant des dizaines de fans ébahis - était telle qu’aucun hétérosexuel n’aurait porté. Quoique, c’est peut-être une exagération… Néanmoins, la majorité d’entre eux n’auraient même pas pensé à porter ce haut. Je ne saurais vous le décrire, le mieux est de laisser votre imagination le deviner. Je pense que chacun a déjà vu des habits de ce genre, et le reconnaîtront sans problèmes… Tout ce que je vous dirait d’autre, c’est qu’Edward avait déjà enfilé un jean gris tout à fait basique, bien qu’un peu usé sur les bords, et une paire de Converses noires…
    C’est donc avec une posture dramatique qu’il tenta d’attraper la chemise que la Française, bien décidée à ne pas le laisser faire, avait jetée de l’autre côté de la pièce. En vain, car il fut violemment poussé sur son lit, Mélanie plaquée au dessus de lui. Décidemment, ce genre de position devenait une habitude. Tout sourire, le jeune homme commença avec un air faussement gêné, s’amusant de toute évidence beaucoup.


    « Mélanie, ce n’est pas que je ne t’aimes pas, mais tu sais très bien que tu n’es pas pour moi… »
    « Tais-toi, Edward et arrêtes de dire des bêtises. »
    « Mais enfin, ce ne sont pas des façons… »
    « Chut, t’ai-je dis. »

    Laissant l’Anglais étalé sur le lit, la Serpentarde se dirigea vers sa valise et l’ouvrit grand, avant de commencer à y fouiller sans ménagement. Chaussettes, pantalons, caleçons, pull-overs, etc. volèrent dans la salle comme d’exotiques oiseaux. Finalement, après quelques minutes de recherches, elle en tira une chemise blanche des plus basiques et un pull noir sans manches, avant de revenir vers Edward qui, dans sa prétendue peur de l’autre, n’avait pas bougé de son lit. Oui parce que Mélanie traumatisait l’éphèbe, et c’était la seule qui pouvait le traiter ainsi – après Cain. Remarquez, ce n’était pas cela qui l’empêcherait de faire une scène pour mettre sa chemise adorée…
    Puérilement, il secoua sa tête lorsqu’elle lui tendit les vêtements, refusant de les endosser. Le froncement de sourcils aurait du l’avertir, mais malheureusement ce ne fut pas le cas.
    Trois secondes plus tard, il était de nouveau plaqué sur le matelas, et la blonde terminait de lui fermer les boutons du vêtement. Quelques instants plus tard, alors qu’elle s’apprêtait à lui passer le pull, Edward reprenait ses esprits.


    « A l’aide, au secours, à moi ! On veut me violer, je vous en prise aidez-moi… Aïe ! Mais tu les habillais comment tes poupées, Mélanie ? »
    « Elles étaient beaucoup moins pleurnichardes que toi, en tout cas. »
    « Ce n’est tout de même pas ma faute si tu m’as enfoncé tout ça sur la tête n’importe comment. »
    « »

    Un regard le fit taire. Mélanie lui sourit, le genre de sourire que l’on adresse à son futur dîner, et quitta le dortoir, sa besogne accompli. Edward ne tarda pas à la suivre, roulant exagérément des hanches. Ben oui, il avait envie de faire l’idiot, il ferait l’idiot.
    Le reste de la journée passa assez rapidement. Il retrouva le fameux Poufsouffle de cinquième année qu’il cherchait depuis quelques jours, et s’amusa un peu, participa à quelques cours, lu dans la bibliothèque et dévora rapidement son dîner. Tout cela passa assez rapidement, comme si l’on avait avancé sa vie avec une télécommande.
    Puis, soudain, il se trouvait dans le parc, le soleil teintant son beau visage de reflets sanguinolents. Il avançait tranquillement, sans se presser, comme s’il avait toute sa vie pour rejoindre la lisière de la forêt.
    Et puis, tout aussi soudainement, le voici arrivé devant Aurélien McNeal, qui puait l’alcool. A demi saoul, probablement. Il y a des choses qui ne changeront jamais. Mais on peut essayer de les arrêter.


    « Bonjour Aurélien. Donne-moi ta bouteille s’il te plaît. »
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MessageSujet: Re: L'alcool nuit gravement à la santé. (Ed')   Sam 6 Sep - 6:30

    Regarde là-bas. Je suis ce point qui se confond avec les formes d’une douce conscience. Lâche ma main, et je rejoindrai mes semblables dans l’indifférence. Prince des glaces, roi du tonnerre et des éclairs. Ouragan de frustration, malédiction d’un unique prénom. Si la vie porterait un sobriquet il aurait omit le sien pour porter celui d’un élément. Le feu, destructrice substance qui parcourt ses veines, l’emplissant d’une haine sans limite à l’égard de sa propre personne. Le vent, invisible pardon qui tente d’instaurer son règne dans son esprit, rapidement chassé par la fureur de la terre, qui le ramène à une réalité si terrible que la souffrance elle-même perd sa notion de bénédiction pour devenir une lente agonie encore plus cruelle qu’une noyade. Les profondeurs ne sont plus composées de glaises ou de plantes mais de sentiments puissants qui obstruent ses poumons, l’obligent à chercher ailleurs dans des réflexions qui le détruisent avec une lenteur démesurée. Que la douleur s’arrête, qu’il puisse voir clair dans les méandres d’un chatoiement sans mérite! Elle se faisait lancinante, cette ardente brûlure de l’âme qu’il croyait bénigne.

    Une flaque sur le sol, dernière image captée par ses rétines. Débris abandonné, dépouillé d’un avenir sans passé. Cadavre d’une ancienne existence, fenêtre sur une ouverture qui n’aura guère plus de sens. Il avait bon cœur, celui qui fixait maintenant les fragments avec désespoir. Si son destin n’avait pas été irrémédiablement lié à l’échec, sa bonne humeur aurait pût être contagieuse. Mais le virus était désormais ce monstre qui prenait possession de lui, cette crainte abominable qui broyait déjà toutes ses chances de continuer à exister sans tomber dans la grossièreté d’une décadence. L’autodestruction. Un mot terrible qui ne devrait pas être utilisé pour décrire un jeune de sixième . On peut s’annihiler de plusieurs façons, sans pour autant attirer l’annuité de nos proches. Comme l’enfant qui reste sans souffle, quelques secondes sans cette force vitale qui nous permet de vivre sont suffisantes pour occasionner des lésions invisibles à l’œil de la chair. Et si la guérison n’est pas amorcée, un long processus menant à notre abolition est entamé. Le provocateur de cette situation sera maudit à maintes reprises mais le véritable ennemi persistera dans l’accomplissement de sa funeste besogne. L e pantagoniste? Cette même personne qui se dit persécuté. Douleur, affliction, torture! N’y-a-t’il pas de plus grand mal que de se sentir déchiré, transpercé par l’être que nous sommes? Les pensées deviennent des anthracites ardents qui consument avec indolence notre belle mentalité. Nos actions se transforment en persécutions, dans le simple but de transmettre nos tourments à ceux qui ne connaissent que l’allégresse. Les cris, les supplications…La pitié n’existe pas dans ce monde où une simple phrase peut se transformer en piège mortel. Frémir de chaques fibres de son corps, anesthésier la souffrance par celle d’un autre individu. L’erreur est humaine mais le pardon ne l’est pas. Haïr ceux qui nous entourent avec une rage iconoclaste. Abhorrer davantage sa propre existence. Destruction.L’alcool le poussait à réfléchir autrement, le faisait délirer. Ce n’était pas ses pensées mais celle d’un homme qui se sent projeté vers les rochers, la souffrance d’un jeune qui se sent transporté dans ses souvenirs, alors que ses réflexions s’embrouillent avec intensité.. L’homme n’a que faire des sentiments des autres, il travaille pour son bon plaisir, sa prospérité. Il détruit, calomnie, sans se soucier des conséquences, ni nullement songer aux cicatrices qui pourraient rester graver dans l’esprit d’un jeune déjà traumatisé. Stigmate se rouvrant à la souffrance, estampille aux bords usés par la douleur. Chaque crainte a un commencement, chaque réaction a un germe.

    Un souvenir. Vague, sans intérêt. Se matérialisant au visage de son père. Délivrance, oh que la haine est protectrice! Elle indolorise l’esprit, empêche les remords de pénétrer dans un cœur qui ne demande qu’à être briser. Lassitude, torpeur sans sens, engourdissement du corps et de l’intelligence. Si la bêtise est un défaut, son antonyme sera celui qui l’a poussé dans le stupidité. Son sang était chargé de cette puissance négative, ses nerfs ne demandaient qu’à laisser courir des décharges d’influx nerveux pour faire violence à ce système. Rejeter l’inconnu qui embrouille depuis quelques temps les parcelles émotives de son être. Il décidait, ils obéissaient. Le corps n’est qu’un objet, un transport à l’âme abandonnée. Il revoyait leurs visages, à cette traîtresse sans moral. Une réponse, un sourire ironique. Petite persécutrice, tais-toi. Il serait bien dommage de briser tes ailes….Faut-il avoir des motifs pour détester son prochain, alors que les pires sévices sont commis au nom de l’animosité plutôt que de la justice? Se soucient-ils du bon dialectique, ceux ne faisant preuve d’aucune moralité? Il divaguait à nouveau, perdu dans la douleur et les souvenirs, se croyant là où il n’y avait que du passé. L’humain persécute, parle sans savoir, dialecte comme bon lui semble, détruit, rompt, arrache, éreinte le cœur de ceux qui sont naturellement bons. La souffrance, physique ou morale, est souvent instituée par ceux qui croient défendre leurs propres personnes, dans des causes qui ne sont ni nobles, ni justes. Ce n’est que méprise que de se fier à son propre jugement. Il délirait . Encore. Pourtant, alors qu’il allait à nouveau porter la bouteille à sa bouche une voix le tira de sa porteur. Le jeune homme se fît violence, s’obligeant à reconnaître celui qui lui quémandait une chose totalement illogique. Ed. Un sourire sur les lèvres du serpentard, tandis qu’il éclatait de rire, hilare :


    « J’partage pas, Ed’. »

    Bon, il détestait ce surnom. Mais Aurélien avait une belle gueule et puis…il était à demi-soûl. La boisson excuse bien des choses.

    « D’façon, y’en reste pas assez pour toi. »

    Lamentable. De se montrer toujours dans ses moments de faiblesses. N’avait-il pas d’orgueil, ou ce sentiment était-il disparu en même temps que sa naïveté ? Ne pas chercher les réponses. Car les questions n’avaient pas d’importance.
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Edward O'Reilly
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MessageSujet: Re: L'alcool nuit gravement à la santé. (Ed')   Jeu 18 Sep - 9:50

    Haha. Très drôle Aurélien. Je le sais bien, que tu ne partages pas une bouteille : il n’y en a jamais assez pour toi, d’ailleurs. Et puis arrêtes de m’appeler Ed’. T’as beau avoir une des plus belles gueules que j’ai jamais vu, tu n’es pas excu... Oui bon, sur ce coup-là j’ai rien dit. Ou pensé plutôt. En effet, il s’agissait bien des pensées du bel Edward alors qu’il se tenait debout devant l’adolescent qui tenait la fameuse bouteille. Tout semblant d’amusement avait disparu de sa posture, laissant place à un sérieux des plus authentique. On ne s’amusait plus, maintenant.
    Certains s’étonneront sans doute du comportement du jeune O’Reilly, qui lui-même ne refusait que rarement une bière. Et il était vrai que boire ne lui semblait pas être un pêché, contrairement à son amie Prue. Mais ce n’était pas pour autant qu’il s’agissait d’un débauché sans morale et sans valeurs. Ce serait très mal connaître l’anglais ; parce que s’il y avait quelqu’un de correct dans Poudlard, c’était bien lui. Oh, il avait beau être manipulateur à ses heures et certainement un grand coureur, lorsqu’il s’agissait d’aider son prochain ou de défendre la veuve et l’orphelin, Edward était le premier aux remparts. Bizarre pour un Serpentard ? Probablement. Avec un caractère tel que celui-là, je parie que vous l’auriez aussitôt envoyé chez les Gryffondors ou les Poufsouffles. Mais non, Edward avait très certainement sa place dans la maison des Vipères. Le nom de Serpent est trompeur : le Serpent est un animal solitaire et sauvage, qui supporte très mal que l’on l’énerve. Si vous le laissez tranquille, il ne vous fera pas de mal. Mais gare à ceux qui se croient assez puissants pour le défier : une simple morsure et le fatal venin qui empli ses crocs se déversera dans vos veines. La bête, vengée, ne vous tiendra pas rigueur : elle n’est pas rancunière.

    Edward était donc bel et bien un Serpentard et, à cet instant précis, un Serpentard qui avait bien envie d’arracher le récipient maudit des mains de son ami. Pourquoi le rencontrait-il toujours dans cet état-là ? Etait-ce le sens de l’humour plus que perverti de la vie qui le mettait dans ces situations ? Dès leur rencontre, ils semblaient avoir été destinés à tenir ces rôles : l’un, l’alcoolique sans espoir et sans conscience, l’autre l’altruiste protecteur, toujours présent pour surveiller son ami. Ridicule, quand on y pense. Mais Ed’ n’était pas du genre à rechigner devant sa tâche ; par ailleurs, il doutait que quiconque d’autre s’y propose et laisser un ami dans le besoin le répugnait. Alors puisqu’il le fallait, il ferait ce qu’on attendait de lui. Surtout que vois Aurélien dans cet état lui faisait énormément de peine. On a pas idée de détruire un si beau corps.


    « Je te préviens, si tu ne me donnes pas cette bouteille, je serais obligé d’utiliser les grands moyens. »

    Phrase prononcée en toute sincérité. Même s’il devait clouer Aurélien au sol à l’aide d’un Stupéfix, il le ferait. Quoique non : le McNeal s’attendrait à ce moyen, et serait sans doute préparé. Or Edward n’avait pas réellement envie de se battre avec le jeune homme lorsqu’il était saoûl. L’un des deux pourrait blesser l’autre. Non, il lui fallait quelque chose de plus... Innatendu.
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